Le petit journal du sanctuaire – Partie 3

Petit Journal n.36 : Août 2007

« Au retour de mon voyage dans la Réserve Naturelle de la Lomako, quelques visiteurs-vacanciers nous attendent à Lola : Louise Casiers de Bruxelles et Élodie Chaveroux, une étudiante. Avec elles, tout le staff de Lola attendra patiemment la naissance du bébé de Tshilomba. Après une fin de gestation inquiétante pour nous, dans la nuit du 19 août, Tshilomba a mis bas. Jean-Claude, son soigneur, l’a trouvée au petit matin dans un hamac… et le bébé dans un autre ! »Pour plus de détails sur la naissance de Moyi ya Lola, le bébé de Tshilomba, lisez le Petit Journal du Sanctuaire n.36 ci-joint.  Vous y découvrirez aussi le récit de la mission de Pierrot, Blaise et Anne-Marie à Lodja, la découverte d’Antoine et l’arrivée de Lomela à Lola ; et pourrez admirer le nouveau véhicule acquis par le Sanctuaire grâce à Act-for-Nature et Jean-Victor Pastor !

l

Petit Journal n.35 : Juillet 2007

 » Les petits moments de Lola Il est près de 6 heures, le jour se lève. C’est à nouveau la saison sèche, l’hiver africain. À cette période de l’année, les bonobos dorment plus tard. Aujourd’hui, il fait frais, presque froid. De temps en temps retentit un cri d’alerte. Je reconnais la vocalise : c’est Manono, un des aînés de l’enclos 1. Il vient certainement déjà de la forêt, descendant le tunnel qui mène à l’abri de nuit. Il essaie d’entraîner les autres qui traînent un peu trop à son goût !J’aime Lola à l’aube, quand la brume couvre les étangs, que la rosée tombe goutte à goutte sur le toit de ma maison et sur les feuilles des arbres en petits bruits épars et réguliers. Haut dans le ciel, la lune est encore au rendez-vous, alors que s’estompent lentement les bruits de la nuit… C’est la saison des rhumes aussi ! « Le Petit Journal du Sanctuaire n.35, c’est le réveil des bonobos dans la fraicheur de l’hiver austral à Lola ya bonobo ; la visite d’OKA ; une virée éducative en Equateur en compagnie d’Awely ; Claudine à Basankusu ; et bien plus…

l

Petit Journal n.34 : Mai-juin 2007

 » Tshilomba aura-t-elle un bébé? Tshilomba, très grande et jamais bien grosse, attend un bébé pour le mois d’août. Mais la voilà à son tour frappée par la grippe! Elle disparaît des journées entières en forêt, pendant lesquelles nous la cherchons en vain ! De temps en temps, elle fait une très brève apparition, nous tentons de la suivre avec des boissons chaudes et de la nourriture, mais elle échappe à nos traitements ! Je suis une fois de plus aux cent coups ! Quand je la vois finalement revenir, je suis effrayée de son état. Déjà pas bien grosse, elle ressemble maintenant à un squelette ambulant. « Ma Tshi-Tshi ! », comme je l’appelle tendrement. Elle vient se faire dorloter par ses soigneurs, Jean-Claude et Amos, qui jurent d’en faire la femelle bonobo la plus pulpeuse de la terre ! Je ris doucement de leur enthousiasme, en me disant seulement : pourvu qu’elle prenne quand même un peu de poids avant l’arrivée du bébé ! « Lisez le Petit Journal du Sanctuaire n.34 pour découvrir nos aventures de mai et juin 2007 – le retour de la grippe au Sanctuaire ; l’opération de l’hernie de Malou ; la réunion PASA à Kigali et cette du MGVP à Ruhengeri, suivie de la visite de l’orphelinat des gorilles de montages à Kinighi…

m

Petit Journal n.33 : Avril 2007

« Nous voilà réellement entrés dans la phase du pré-relâché : Pierrot vient d’établir un nouveau programme éducatif dans la zone d’habitat du bonobo pour préparer les communautés locales à une bonne compréhension de notre projet. Tandis qu’à Lola, il faut impérativement nous préparer à suivre les règles imposées par les experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) pour le futur relâché de certains de nos bonobos dans leur habitat naturel.Après la conférence internationale sur l’introduction et la réintroduction des Grands Singes, organisée par PASA aux Pays-Bas en avril 2006, l’ABC se veut de préparer ce relâché selon les règles strictes de l’UICN afin de donner à ce projet pilote toute la crédibilité scientifique qu’il mérite. Comme d’habitude, le mois d’avril est consacré aux contrôles annuels de santé requis par le ministère de l’environnement dans notre contrat de gardiennage. L’occasion est parfaite pour procéder en même temps aux examens recommandés par l’UICN. Les résultats de ces prélèvements permettront de franchir une des étapes scientifiques importantes dans le cadre du relâché. »Le Petit Journal du Sanctuaire n.33 décrit toutes nos aventures lors des soins vétérinaires liés à la préparation du relâcher des bonobos. Vous y découvrirez aussi l’histoire de vers des bébés et le sevrage forcé de Mbano ya lola; et la naissance difficile du bébé de Kalina : Malaïka ya lola.

iu

Petit Journal n.32 : Mars 2007

« L’arrivée de SAKE : Le 4 mars, Monsieur Onusumba, ancien Ministre de la Défense Nationale, m’appelle de Lodja, ville de la province du Kasaï. Il a trouvé un petit bonobo aux mains des braconniers. Connaissant notre existence, il l’a fait confisquer par les agents du Ministère de l’Environnement et nous annonce qu’il nous le convoiera en avion jusqu’à Kinshasa où il doit se rendre tout prochainement. Nous réunissons les documents nécessaires à son accueil à l’aéroport auprès des ministères concernés et le 6 mars, une toute petite femelle bien sympathique saute dans les bras de sa nouvelle maman de substitution : Henriette.Elle est étonnante, sans peur et très câline. Je fais remarquer à Henriette que nous n’avons jamais eu un petit bonobo aussi « bien dans sa peau » ! Henriette est de mon avis, elle a dû, depuis la mort de sa maman, trouver des humains qui lui ont donné beaucoup d’amour ! »Le Petit Journal du Sanctuaire n.32, c’est aussi: la grippe de retour à Lola; l’installation des container d’EUFOR; les créations artistiques de Maya van Bellinden; le nouveau ministre de l’environnement; et bien plus.

m

Petit Journal n.31 : Février 2007

« Vu l’importance du travail dans l’infirmerie, nous avions décidé de recruter un docteur vétérinaire pour assister Crispin et Anne-Marie. Nous avions également décidé de trouver une femme, ce qui est rare chez nous dans la profession. Pierrot l’a finalement dénichée (et c’est le terme exact!) dans la faculté vétérinaire de Butembo dans l’est de la RDC. C’est ainsi que nous ferons venir Clémence à Kinshasa, à près de 2.000 kms de chez elle. »Le Petit Journal du Sanctuaire n.31, c’est aussi le transfert d’Ilebo et Kindu chez les grands ; le « désespoir » de Bolobo ; la visite de Satoshi et Tashiro ; la fermeture (temporaire) de l’enclos 3 ; et Claudine à Paris…

l

Petit Journal n.30 : Janvier 2007

« Tout doucement la petite Waola sort de sa béatitude. L’horrible cicatrice de l’amputation de sa main à la machette se referme tout doucement. Anne-Marie, notre infirmière, a su trouver la bonne attitude pour lui redonner en très peu de temps, et malgré le stress lié à des soins intensifs, la confiance perdue envers les humains qui ne l’ont pas ménagée! (C’est le moins qu’on puisse dire!)Hélas, après un parcours de réhabilitation exemplaire, un matin nous la trouvons inconsciente dans son nid de nuit. Anne-Marie me fait remarquer les fourmis, nombreuses autour de l’urine sous sa cage. Coma diabétique! Le fragile équilibre de son métabolisme, probablement trop perturbé par l’importante hémorragie, aura dérapé ce matin là, l’entraînant inexorablement vers la mort, malgré nos soins ! »Le Petit Journal du Sanctuaire n.30, c’est aussi la visite de P’tit Luc et celle de Nancy Abraham ; Bisengo jouant les Casanova dans l’enclos 2 ; l’arrivée de Boyoma…

m

Le petit journal du sanctuaire – Partie 2

Petit Journal n.42 : octobre-novembre-décembre 2008

« Peu de soucis du côté des bonobos, si ce n’est une petite vague de rhumes et quelques larves de vers sous la peau, vestige de la saison sèche. Lomela a ses premiers gonflements vulvaires : est-elle plus âgée qu’elle ne paraît ? La malnutrition pendant sa longue captivité a-t-elle entravé à ce point son développement physique ? Elle est vraiment drôle ! Sa fourrure a complètement repoussé bien sûr, mais quelle implantation ! Elle prend souvent en charge, comme une grande sœur, Sandoa, la petite nouvelle.  Le soir, elle regarde avec envie les grands qui rentrent de la forêt. « Elle est prête ! » disent les mamans.  Nous allons l’introduire !  Vite dit, vite fait !  Il faut voir Lomela retrouver avec bonheur ses anciens copains de la nursery déjà tout à fait à l’aise chez les grands : Kikongo, Yolo, Kubulu,  Mwanda et la tendre Tshilenge ! »Le Petit Journal n.42, c’est aussi les diarrhées des bébés ; le décès de la petite Amazone ; Claudine primée par le zoo de Twycross à la Chambre des Lords ; des nouvelles de la Nursery ; le carnet rose de Lola ; et les vœux de Claudine…

k

Petit Journal n.41 : juillet-août-septembre 2008

« Tandis que les délégations du monde entier se pavanent sous leur bannière pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, Tatango, notre plus bel athlète bonobo, saute par-dessus les clôtures électriques de son enclos encouragé par les « Olà ! » admiratifs des femelles…. À chacun son public !… Tout est bien qui finit bien ! Maman Yvonne le ramène tout penaud, mais très probablement extrêmement fier de son exploit !  Soit dit en passant, il a « quand même » emprunté une brouette, démoli le chevalet de la paillote éducative, la tirelire, et bu un coup à la buvette pour fêter ça ! « Le Petit Journal n.41 raconte aussi mon voyage à Basankusu : la signature du contrat de collaboration avec le groupement Pôo par lequel ils nous autorisent à réintroduire nos bonobos dans le nouveau site d’EKOLO YA BONOBO dans leur forêt ancestrale et s’engagent à les protéger; la livraison de matériel scolaires pour leurs écoles ; la rencontre avec la petite Amazone ; l’équipe de foot « les bonobos de Basankusu »… Mais aussi la naissance de Nkumu ya Lola, l’arrivée de Sandoa,, le carnet rose de LOLA,  et bien plus…

m

Petit Journal n.40 : Avril-mai-juin 2008

« Nous terminons le tournage du documentaire-fiction-long métrage des Films du Rêve le 15 avril. Nous devons fêter ça ! Alain Tixier, le réalisateur, propose une petite fête sous la paillote avec collation et, bien sûr, discours.Je n’arrive pas à réaliser que c’est fini et que la vie va reprendre son cours habituel, à cent à l’heure comme toujours ! (Y a-t-il parfois une journée sans imprévu chez nous?) La seule idée de ne plus avoir à penser tous les matins si j’ai la « bonne tenue vestimentaire » pour d’éventuels raccords ? Si je n’ai pas oublié le bracelet-fétiche du film ? Si de grand matin le miroir ne me renvoie pas trop l’image de celle qui compense dans la nuit le travail de base de Lola ? »Le Petit Journal n.40 raconte aussi la mort de Bolobo ; l’arrivée de nouveaux orphelins : Masisi et Lukuru ; la naissance des bébés de Salonga et de Bandundu; le transfert de Tshilenge, Boyoma et Mwanda chez les grands ; et bien plus…

l
Petit Journal n.39 : Janvier-mars 2008

 » L’année commence par un « miracle »…. La poste congolaise n’est certainement pas la plus rapide du monde, mais le courrier peut (parfois!) parvenir jusqu’à nous!!! Ce très gentil mot de Madame Bardot aura mis 7 mois pour nous arriver !!! mais le voici… Pour rappel, la Fondation Brigitte Bardot soutient le sanctuaire depuis plus de 5 ans : Toute la nourriture de nos bonobos est couverte par sa donation. Elle est ainsi l’un de nos principaux bailleurs. Merci Madame Bardot et aussi à toute l’équipe de la FBB pour sa confiance !!!! « Le Petit Journal n.39, c’est aussi et surtout le tournage d’un docu-fiction avec les Films du Rêve, à LOLA YA BONOBO et dans l’Equateur ; le travail d’éducation et de plaidoyer de Claudine – dont une présentation au Sénat en France ; et le petit journal de Marie-Laure, une étudiante éthologue qui accompagne les préparations du relâcher à Basankusu ce trimestre. C’est aussi la saisie de la petite Waka à Basankusu et la mort de notre chère Malou.

m

Petit Journal n.38 : Octobre-novembre-décembre 2007

« Nous commençons le trimestre par l’introduction de trois petits de la nursery dans l’enclos 3. En effet, l’arrivée de Lomela et de Katako monopolise deux de nos mamans, alors que Maman Yvonne doit subir une opération chirurgicale. Cette fois, la disponibilité des mamans est primordiale. Lodja, depuis plus de trois ans et demi dans la nursery, est candidate au transfert. Luozi et Yolo, les plus turbulents, mais aussi ses meilleurs copains, l’accompagneront, lui offrant une chance de plus de s’intégrer. »Le Petit Journal n.38, c’est aussi et surtout la recherche du « Grand Lola » dans la région de Basankusu, la vie au jour le jour des populations locales lors des grandes crues annuelles, et les premiers contacts avec le groupement Pô, futurs gardiens des bonobos de Lola lors du relâcher dans leur forêt. C’est aussi l’arrivée d’Eleke à Lola ya bonobo, et la superbe fête de Noel offerte aux enfants du village voisin grâce à votre appui à tous ….

l

Petit Journal n.37 : Septembre 2007

« L’arrivée de Régis, vétérinaire français visiteur-vacancier à Lola, qui met « la main à la pâte » permet à Crispin de traiter quelques cas difficiles. Tandis que les visiteuses, comme Nathalie, Marie-Paule et d’autres, cajoleront toute la troupe ! Une bien sympathique équipe féminine si bénévole !Le Beau Vélo : Organisé à l’initiative d’Adrien Joveneau et aidé par la Bracongo, une bonne trentaine de cyclistes belges arborant fièrement leur T-shirts oranges (couleur « carotte » plutôt ! disent en plaisantant les femmes du convoi, car les hommes nous font pédaler devant!) débarquent comme prévu à la fin de la matinée du 10 septembre, pour l’escale « Bonobo », première étape d’un périple de 700 kms autour de notre capitale. »Le Petit Journal n.37, c’est aussi la sortie de mon livre « Tendresse Sauvage » en version allemande ;  la prise en charge de deux nouveaux bonobos orphelins en provenance du Kasai – Lomela et Katako ; et la célébration de la journée mondiale du tourisme…..

h

Une orpheline de plus : NDJILI

Vendredi 1 mars, un coup de téléphone anonyme nous signale la présence d’un bébé Bonobo « mal en point » dans un bar non loin de l’aéroport international de Kinshasa. Sans tarder, Pierrot, Suzy et Blaise partent en repérage. Il s’agit bien d’une petite femelle très enrhumée et fiévreuse. Il faut agir vite ! Elle est exposée aux consommateurs, et renseignements pris, le bar a l’ambition de collectionner d’autres animaux sauvages pour attirer la clientèle !!!

Dès le lendemain, le Secrétaire Général à l’Environnement organise à notre demande sa saisie. Deux inspecteurs se rendent sur place. En arrière garde, Anne-Marie notre infirmière est prête à lui donner les premiers soins. « Ndjili », du nom de l’aéroport, arrive à Lola ya Bonobo à 16h30.

k

Avec toutes ces arrivées récentes, toutes nos Mamans de substitution sont occupées ! Saharive, notre lavandière, déjà bien adoptée par les petits de la nursery, nous aidera pour sa quarantaine.

Heureusement, Ndjili a eu la visite de Rocky et Mystique pour la distraire lors de sa quarantaine.

 

Ndjili avec sa maman et Mistique!

ù

 

Ndjili et Rocky

k

Le petit journal du sanctuaire -Partie 1

Cet avant-goût de la vie à LOLA YA BONOBO n’a fait qu’attiser votre faim? Plongez-vous donc dans le Petit Journal du Sanctuaire (renommé « PLANETE BONOBO » début 2009 pour refléter l’expansion de nos activités à EKOLO YA BONOBO, le site du relâcher).  Le Journal documente la vie quotidienne des bonobos et du personnel de l’ABC, nos joies et nos peines, les défis et les succès, et toujours beaucoup de sourires.

Début 2010, nous décidions de discontinuer la publication du Petit Journal et de vous tenir au courant plus régulièrement par le biais de notre blog.  (Voir section Actualités.) Pour un résumé des grands développements de l’année, consultez nos rapports annuels, toujours agrémentés de photos de circonstance, postés ci-dessus.

Les vœux de Claudine

Dans cette lettre de fin d’année, Claudine vous présente les grands développements de l’année 2010 et vous annonce les projets 2011…
m
« Si notre année 2009 avait surtout été marquée par l’évènement du retour à la vie sauvage d’un groupe de bonobos de « Lola ya Bonobo » dans la forêt d’« Ekolo ya Bonobo » à Basankusu, l’année 2010 a été l’année de toutes leurs audaces dans la forêt ! Ils sont partis de plus en plus loin à la découverte d’« Ekolo ya bonobo » (« le pays des bonobos » en langue locale), tout en vivant en harmonie avec le bio-rythme  de ce nouvel environnement : La montée des eaux, le pic de fructification, la décrue… donnant ainsi, il faut le dire, de belles frayeurs à Suzy et aux pisteurs ! Mais aujourd’hui, nous pouvons vous l’affirmer : Leur réintroduction est un succès !…. »

PLANÈTE BONOBO n°5 (Petit Journal n.47) – octobre-décembre 2009

Fanny et moi, jouons de malchance ! Nous voilà bien enrhumées et notre rêve d’accompagner Suzy et les traqueurs dans la forêt d’Ekolo s’envole avec nos éternuements ! Nous nous contenterons cette fois d’observer les bonobos depuis la pirogue quand par chance ils viendront à la rivière.

k

Suzy et les traqueurs n’ont pas la tâche facile ! La montée annuelle des eaux est presque à son paroxysme. Ils suivent dans l’eau, parfois jusqu’à la taille, des bonobos qui, eux, se  déplacent facilement sur la canopée allant de zone en zone de terres fermes. Nous les retrouvons souvent en fin de journée, quand les bonobos se décident à nicher, trempés jusqu’à la taille ! La hauteur de leurs bottes devient presque un handicap !

La mésaventure de Béni

Soudain, un mardi vers 16h, nous recevons un appel de Suzy : « Beni a une très forte entaille au creux de l’avant-bras. L’hémorragie n’est pas importante, mais la plaie a l’air profonde. Béni a mis son bras droit en écharpe, les autres bonobos viennent lécher la plaie, ils font mouvement vers la plage de Mombengele. »

Planete bonobo n.5 vous présente le travail des traqueurs ou « éco-guides » à EKOLO YA BONOBO, l’appui aux populations locales, l’adaptation des bonobos relâchés… mais aussi la préparation à LOLA YA BONOBO d’un nouveau groupe de bonobos candidats à la réintroduction. Sans oublier les développements à la nursery en cette fin d’année, la saisie de Kinsuka, l’accident de Vanga, la naissance de « Bomengo ya lola » et la fête de Noel du Sanctuaire…

 

PLANÈTE BONOBO n°4 (Petit Journal n.46) – juillet-septembre 2009

Revoilà notre bel athlète en plein entraînement ! Mais cette fois, les évasions sont vraiment fréquentes et fort dérangeantes ! Empêchant les visites du sanctuaire, et particulièrement les visites des écoles de vacances si chères à Pierrot et à Blaise.
k

 

Les évasions de Tatango

Une lutte sans merci s’est engagée entre Pierrot et lui. Dépité, Pierrot n’acceptera jamais la défaite, dit-il « Lui, c’est le singe, tout grand qu’il soit… ! Et moi, l’humain ! Nous irons donc à la victoire ! »Le Planete Bonobo n.4, c’est aussi l’arrivée de deux orphelins Lomako et de Kodoro, la visite de Dominique, l’Assemblée Générale avec les Pôo, Mathieu et les CDV, et bien plus…

PLANÈTE BONOBO n°3 : Journal du Relâcher (juin 2009)


Allo !? C’est Mary ! C’est Brian, c’est Nicole, c’est Christine, Marie, Anne…» « Comment te sens-tu à la veille du grand départ ? Je voulais te souhaiter bonne chance ! Vous dire combien nous sommes avec vous et avec les 9 premiers bonobos candidats au départ, etc., etc ! »

Vous avez été si nombreux, qui par téléphone, qui par courriel se sont inquiétés de nous et montré si solidaires ! Merci à tous !Comment je me sens ? Mais comme doit, sans doute, se sentir un père qui passe le bras de sa fille au bras d’un autre homme qui lui donnera une nouvelle vie. Il se pose certainement mille questions pareilles aux miennes ! Pourront-ils être aussi heureux qu’avec nous … ? Mais aussi : quelle joie de leur donner une nouvelle vie … ! Pour nos bonobos, enfin les rendre à la forêt ! Penser que dans quelques jours, ils découvriront avec nous la forêt de leurs ancêtres ! Des émotions mêlées de bonheur et d’anxiété ! C’est tout simplement ça, mon état d’esprit !

j

PLANÈTE BONOBO n°2 (Petit Journal n.44) – avril-mai 2009 

La mort de Leki

Je regarde Semendwa au fond des yeux, ou plutôt, c’est elle qui me regarde au fond de l’âme… Elle tient dans les bras son bébé mort depuis hier. Elle ne le tient plus de la même manière, elle le détache d’elle, lui bouge les bras, le regarde, je sais qu’elle sait qu’il est mort. Hier encore elle le portait contre elle, il haletait, tentait de résister à ce terrible virus qui a déjà emporté trois autres bonobos de Lola  avant lui. Pauvre petit « Leki ya Elikya » !En lisant Planete Bonobo n.2, vous apprendrez aussi  le départ de Crispin, l’arrivée inespérée de nouveaux staff et les derniers préparatifs pour la réintroduction, le sauvetage in extremis d’un Château Margaux, le 10e anniversaire de PASA à Coloumbus (OH) et bien plus…

PLANÈTE BONOBO (Petit Journal n.43 ): janvier-fevrier-mars 2009

Mimia et son bébé

A notre retour de Basankusu, nous retrouvons Mimia dans l’enclos de la nursery en compagnie de tous les plus jeunes. Elle s’est drôlement « arrondie » ! Il faut dire qu’elle a un appétit d’enfer et qu’elle paresse de longues siestes durant en compagnie surtout de la petite Sandoa, très effrontée, qui se permet tout (c’est à dire : n’importe quoi ! ) auprès de Mimia. Tant mieux, me dis-je, en admirant la patience de Mimia avec la petite, elle va peut-être, cette fois, accepter son bébé ! Enfin le 20 janvier en fin de matinée, elle accouche d’un beau petit mâle… qu’elle laisse obstinément traîner sur le sol, malgré ses appels et mes suppliques ! Une tentative de le faire adopter par Bandundu, puis par Kalina, ne fera qu’affaiblir le tout petit. Nous le retirons de l’enclos, ne pouvant nous résoudre à l’abandonner à son triste sort. À partir de ce moment-là, celui que je redoute tant : « l’ange noir » va recommencer à assombrir le ciel de notre paradis.Ce trimestre a été difficile, la grippe nous ravissant plusieurs bonobos en mars. Pour finir sur une note plus gaie, découvrez en fin de journal des nouvelles de la Nursery préparées par notre grande amie Christine d’Hauthuille (Titi O pour ses amis) lors de sa visite à LOLA en janvier.

k

Ekolo ya Bonobo :  le terroir des bonobos

EKOLO YA BONOBO signifie « le terroir des bonobos » en lingala, langue nationale de la RDC. EKOLO YA BONOBO, c’est environ 20.000 hectares de forêt marécageuse près de la bourgade de Basankusu dans la province de l’Equateur.  Ancien habitat du bonobo dont il aurait disparu depuis près d’une décennie, le site d’EKOLO est idéal pour le relâcher.

Appui de la population locale – La préparation du relâché a mobilisé l’appui enthousiaste des autorités compétentes, des populations locales, des acteurs de l’environnement, ainsi que de nombreux scientifiques et experts vétérinaires ou éthologues qui ont offert leur appui bénévole pour la mise en œuvre et la documentation des diverses étapes du relâché.

Le groupement Ilonga-Pôo, propriétaire traditionnel de la forêt, s’est engagé dès 2008 à être les gardiens des bonobos d’EKOLO YA BONOBO.  Les populations riveraines ont accepté d’interdire la chasse et de limiter leur utilisation de la forêt (ils l’utilisent surtout pour la pêche aux anguilles et pour la collecte de bois).

En contrepartie, l’ABC a lancé plusieurs micro-projets en faveur de la population de cette zone très pauvre et isolée :

  • En 2008, des livres et fournitures scolaires pour les écoles primaires et secondaires;
  • En 2009, des équipements et matériels pour les maternités et des petits stocks de médicaments pour les pharmacies villageoises ;
  • En 2010, nous avons fourni des appuis aux activités économiques des associations d’agriculteurs et de pêcheurs, afin de promouvoir des sources de revenus alternatives à la forêt…

Les bonobos d’EKOLO YA BONOBO

l

 

Les femelles :

  • Etumbe, alfa femelle (23 ans), avec son premier né, Mbano (4 ans, né à LOLA) et son 2 ème bébé, une petite femelle née à EKOLO en juillet 2009, « Nsiomi ya Ekolo »
  • Lukaya (8 ans) et son premier bébé, un petit male né à EKOLO en janvier 2010, « Motema ya Ekolo »
  • Lomela (6 ans)

Les males : Beni (11 ans) et Kubulu (8 ans) – et bien sûr Mbano et Motema

(Max, Lisala et Lomami faisaient également partie du 1er groupe de bonobos relaché en juin 2009.  Ils ont cependant dû être rapatriés à LOLA en octobre car ils ne laissaient pas les traqueurs suivre le groupe… Or ce suivi est indispensable pour s’assurer de la bonne santé des bonobos et de leur adaptation à leur nouvel environnement.)

Deux groupes supplémentaires de bonobos juvéniles ont été relâchés à EKOLO au printemps 2011, en renforcement du 1er groupe. Au total, 15 bonobos sont donc à EKOLO YA BONOBO à la mi-2011: 11 orphelins réhabilités par l’ABC, deux bébés nés à LOLA et deux bébés nés à EKOLO. A suivre….

 

 

Les amis des Bonobos en Europe

Les Amis des Bonobos en Europe a pour mission de faire connaitre le bonobo en Europe et de soutenir les actions de sauvegarde et de protection du bonobo de l’ONG Les Amis des Bonobos du Congo en République Démocratique du Congo.

L’association loi de 1901 a pour mission de faire connaitre le bonobo en Europe et de soutenir les actions de sauvegarde et de protection du BONOBO menées par l’ABC (l’association congolaise les Amis des Bonobos du Congo) en République Démocratique du Congo. Ces actions sont d’abord et surtout la prise en charge des bonobos orphelins au sanctuaire Lola ya bonobo, mais aussi les programmes éducatifs de l’ABC et la réintroduction de groupes de bonobos, réhabilités à Lola ya bonobo, dans une réserve tout spécialement créée dans la forêt primaire de la RDC, à Ekolo ya bonobo.

Les Amis des Bonobos en Europe (ABE) est une association reconnue d’intérêt général. A ce titre, l’ABE est autorisée à délivrer des reçus fiscaux, vous permettant une déduction d’impôt de 66% de votre don (dans la limite de 20% de votre revenu imposable global net). Vous donnez ainsi à l’association la possibilité d’agir 3 fois plus qu’il ne vous en coûte !!

L’ABE est gérée exclusivement par des bénévoles.

 

Le bonobo, 100% Congolais

Le bonobo ou Pan paniscus est un espèce endémique à la seule République Démocratique du Congo (RDC, ancien Congo Belge puis Zaire, souvent appelée “Congo–Kinshasa” pour la différentier du “Congo–Brazzaville” voisin). Il vit au plus profond de la forêt du bassin du Congo, dans une zone de forêt marécageuse située entre le fleuve Congo au nord et les rivières Kasai et Sankuru au sud.

Le bassin du Congo couvre la deuxième forêt tropicale humide de la planète. Grand comme cinq fois la France, la RDC compte environ 86 millions d’hectares de forêt équatoriale, la moitié de son territoire. Elle abrite une biodiversité importante, avec des espèces de faune et de flore rares et des plus diversifiées – gorilles, éléphants des forêts, okapis et bonobos sont parmi les espèces les plus emblématiques. La forêt congolaise est une ressource vitale, tant pour l’environnement que pour les populations locales. Près de 40 millions de congolais dépendent d’elle pour pourvoir à leurs besoins. Une forêt partiellement classée au patrimoine de l’UNESCO et qui joue un rôle essentiel dans l’équilibre de la planète.

l

Bonobo ou chimpanzé ? Ces animaux que l’on confond

Si vous savez ce qu’est un bonobo ou si vous pouvez distinguer un bonobo d’un chimpanzé, alors vous faites partie d’une minorité rare d’initiés.

Peu de gens savent que nous avons un proche cousin autre que le chimpanzé. Comme les chimpanzés, les bonobos partagent 98,7% de notre patrimoine génétique. Dans l’ordre des mammifères, cela vous choque–t–il de penser que nous sommes l’un des leurs, ou qu’ils sont presque des nôtres?

Les chimpanzés et les bonobos se ressemblent beaucoup. Mais si vous les observez attentivement, vous verrez que les bonobos sont un peu plus petits et plus sveltes, qu’ils ont les lèvres roses, la face noire, et une séduisante coiffure avec des favoris et de longs cheveux noirs bien séparés par une raie au milieu.

m

Les deux premiers orteils des bonobos sont légèrement palmés. Si les chimpanzés ont la voix grave et criarde, celle des bonobos est haut–perchée. Les seins des mères bonobos sont très semblables à ceux des femmes.
Les quatre grands singes – Le saviez-vous ?

3 des 4 Grands Singes se trouvent en RDC :
– le gorille (des plaines et des montagnes)
– le chimpanzèe
– le bonobo, espèce unique à notre pays.
Le 4ème Grand Singe, l’Orang-Outang, ne vit qu’en Asie.

Les bonobos : pourquoi ces grands singes sont-ils en danger ?

Trafic de viande et déforestation : causes de l’extinction des bonobos

Les primates sont en danger depuis des années et en voie de disparition de la surface du globe du fait des activités expansionnistes des hommes. Pour monopoliser toutes les ressources possibles, ces derniers ne s’empêchent pas de pratiquer de la déforestation et du trafic de viande des grands singes, sans se soucier des conséquences de leurs actes.

Une petite histoire sur les grands singes

Comme toutes les autres espèces de singes, les gorilles sont menacés d’extinction à l’état sauvage. D’après le constat des chercheurs, 700 gorilles des montagnes sont encore vivants dans la République Démocratique du Congo, en Virunga et en Ouganda. Suite aux guerres, aux maladies, à la chasse non contrôlée et à la capture des humains pour le commerce illégal d’animaux de compagnie, les gorilles n’ont pas cessé de réduire en nombre depuis 100 ans. Pour cela, les gorilles des plaines qui vivent dans la République Démocratique du Congo sont moins menacés que ceux des montagnes, même s’ils sont soumis à quelques perturbations. Quant aux gorilles de l’Ouest, existants dans les forêts tropicales du Gabon, de la République Centrafricaine et du Cameroun, les principales causes de leur disparition sont la déforestation et le trafic de viande.

Les bonobos : les causes de leur disparition

Toutes les espèces de grands singes sont menacées d’extinction d’ici 50 ans si aucune action n’est prise pour assurer leur conservation. Voici quelques causes principales de la disparition des bonobos. D’abord, la principale perturbation des populations de gorilles est la déforestation et la destruction de leurs habitats. La déforestation est due à la nécessité des hommes à prélever le bois pour une utilisation industrielle, pour le développement urbain. Elle est également due à l’ouverture du milieu pour une utilisation agricole. La construction des routes provoque une fragmentation du milieu et la destruction des derniers lieux de vie des bonobos, ce qui permet de faciliter l’accès aux braconniers pour le trafic de viande des adultes de ces singes et pour alimenter le commerce illégal des animaux de compagnie, selon le Dr Klaus Toepfer. Par ailleurs, le tourisme met aussi ces animaux en danger. En tant que vecteur de maladies nouvelles, la fréquentation des forets par les touristes sans action directe avec les bonobos provoque l’acclimatation chez l’espèce humaine.

Les mesures à prendre pour protéger les bonobos

La principale mesure prise par WWF, par exemple, est l’amélioration de notre niveau de connaissance sur les bonobos par le biais d’actions de recensement et de suivi des populations. Cet organisme se mobilise pour soutenir sa protection au sein des parcs naturels. Ensuite, la lutte contre le braconnage et contre la déforestation est primordiale. Presque la majorité des nations d’Afrique tropicale possède un cadre législatif portant sur l’exploitation des ressources forestières ou sur la chasse. En Afrique centrale, des programmes de conservation sont développés par le Programme pour l’Environnement des Nations Unies, pour protéger ces animaux en augmentant le nombre des aires protégées. Il y a également des associations et des ONG sur place qui ont décidé de développer des sanctuaires pour les primates et effectuent de temps en temps des campagnes de sensibilisation ayant permis d’impliquer les pays développés et les principaux bailleurs des programmes de conservation des primates.

Comment se passe l’organisation sociale et sexuelle des bonobos ?

Le bonobo, l’espèce de singe le plus évolué

Les bonobos ont un mode de vie plutôt différent de celui de leurs cousins, les chimpanzés. D’abord, dans leurs vies sociales en groupe, c’est la femelle qui fait la loi. Ainsi va de soi sur leur vie sexuelle, étant un pansexuel, la femelle est libre de s’accoupler avec un mâle d’un autre clan pour réduire les conflits.

L’organisation sociale des bonobos

Les bonobos vivent en groupe social de type fission-fusion où une grande communauté d’individus se sépare dans des groupes plus petits appelés parties. Ces groupes de base peuvent comporter un seul individu jusqu’à une vingtaine. Les groupes sont patrilinéaires et le groupe de base est multi mâle et femelle. Entre l’âge de 7 et 9 ans, les femelles quittent le groupe où elles sont nées vers un autre où elles passent beaucoup de temps à essayer d’instaurer des interactions sociales avec les vieilles femelles dominantes. Ainsi, chez les bonobos, les femelles sont plus proches des autres femelles qu’avec les mâles. Elles obtiennent leur rang avec l’âge et en procréant. Ainsi, la femelle adulte peut occuper une position plus centrale en groupe. Ne pouvant dominer par la force, les femelles gèrent les agressivités et les tensions au sein du groupe par une activité sexuelle. De ce fait, les femelles sont prêtes à s’accoupler à tout moment. En outre, les rapports entre bonobos mâles et femelles ne se limitent pas seulement à l’attraction sexuelle. Ces singes s’associent aussi pour d’autres raisons, notamment l’acquisition du rang social.

L’organisation sexuelle des bonobos

Le bonobo est « pansexuel ». La pansexualité signifie méthode d’accouplement convivial ou « sexe convivial ». Chez les bonobos, la relation sexuelle est une sorte de stratégie pour apaiser les conflits au sein du groupe. Les études ont même démontré que trois quart des rapports sexuels entre bonobos n’ont pas de fin reproductive mais plutôt sociale. En groupe, ils sont tous au courant qu’un membre pratique des actes sexuels dans le but de réduire les tensions sociales ou pour plaire à un autre membre. Ainsi, en tant que pansexuel, ils ont une sexualité beaucoup plus originale et libre, avec des rapports sexuels plus fréquents. Par exemple, quand deux communautés de bonobos se rencontrent dans la forêt, les femelles de chaque groupe s’accouplent directement avec des mâles de l’autre tribu.

Autres informations

En général, la société a toujours placé le mâle comme tête de la famille chez les êtres vivants. Chez les bonobos, pourtant, la femelle tient une place importante, en ce sens même que c’est elle qui domine. Donc, la communauté des bonobos est dirigée par une femelle mais cela n’écarte pas le fait que les sociétés des bonobos favorisent l’égalité entre les sexes.En milieu naturel, les mâles et les femelles cherchent la nourriture ensemble mais ce sont les femelles qui décident de la répartition. En outre, c’est une société matrilinéaire. Des liens étroits et forts existent entre la mère et le mâle. Le mâle reste toute sa vie aux côtés de sa mère et ne quittera jamais le groupe où il est né. De plus, la mère peut allaiter son petit jusqu’à ce que celui-ci atteigne 4 ans. Son fils, arrivé à maturité, a habituellement un rang en relation avec celui de sa mère.