Prendre soin des bonobos de Lola

Bonobos orphelins

Même si la nursery a connu un plus grand nombre de petits orphelins, les 7 petits bonobos n’arrêtent pas une seconde. C’est une nursery très féminine, très agitée: « ils font le désordre, des bêtises et se foutent de tout ». Si l’on en croit les mamans, celui qui a donné l’exemple pour semer le désordre c’est Vanga (parti en novembre chez les grands) : « il jetait de l’eau sur les visiteurs, mordait et tapait tout le monde ». Le don d’imitation bien affiné, Sake prend la relève: « tout ce que Vanga faisait, Sake le fait aussi ». Et Eleke dans tout ça, il suit Sake à un grands pas. Katako les yeux au ciel fait semblant de penser à autre chose, Waka observe attentivement les bêtises de son ainée, Masassi mord sans en avoir l’air. Les deux plus jeunes, Lukuru et Sandoa, sont toujours à la demande de calins mais manifestent déjà une certaine agilité et vivacité.

Les quatre mamans (humaines) de substitution qui s’occupent d’eux sont : Maman Henriette, Maman Espérance, Maman Micheline et Maman Yvonne.

Kole veut aller chez les grands

Depuis quelques temps notre nursery est divisée en deux : la petite et la grande sections. Kole, toujours en petite section nous fait bien comprendre son message.

Durant toute une semaine, il s’évade de son enclos et file vers celui de la grande section. En cours de route, il s’invite au repas de midi avec les visiteurs, chercheurs et la direction. Les Mamans en deviennent folles. Dès qu’elles arrivent pour récupérer l’évadé, il monte aux arbres et y reste le temps que bon lui semble… mais quelle surprise pour lui de monter, par chance, dans un manguier en fructification !!! Quel bonheur pour un petit bonobo !!!

Il n’aura fallu que quelques jours de plus avant de réaliser son souhait et le transférer chez les grands… accompagné de Sandoa !

Bonobos : mâles et femelles

La Nursery abritait 10 petits bonobos, 6 mâles et 4 femelles, tous orphelins rescapés du trafic de viande de brousse, tous plus turbulents les uns que les autres.

Les mâles : Kipolo (7 ans), Chibombo (6 ans), Kodoro et Lomako (4 ans), Oshwe II (3 ans) et Ombwe (2 ans)

Les femelles : Lukuru (6 ans), Sandoa (5 ans), Kananga (4 ans), Kindu II (3 ans)

Bonobos : Les grands

Les bonobos juvéniles et adultes sont organisés en trois groupes en fonction des affinités des bonobos et de leurs dynamiques sociales changeantes.  Chaque groupe évolue dans l’un des enclos de LOLA YA BONOBO, de grands espaces boisés d’environ 10 à 12 hectares, chacun avec ses aires de repas, ses abris de nuit et son enclos d’isolation pour les soins médicaux.

Depuis 2009, un enclos est affecté à la formation des bonobos candidats au relâcher. Cette formation équipe les bonobos à la vie autonome dans la forêt primaire du bassin du Congo et les habitue au suivi par les équipes de pisteurs de l’ABC.  Depuis 2009, une 15aine de bonobos, réhabilités à Lola ya Bonobo, ont été réintroduits à Ekolo ya Bonobo.

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L’alimentation des bonobos

À Lola ya bonobo, le régime des bonobos se compose principalement de fruits et de légumes, avec des suppléments protéiniques sous forme de lait , de soja, de yaourt et d’œufs durs. Ce régime remplace les plantes riches en protéines dont se nourrissent les bonobos sauvages dans les forêts primaires du bassin du Congo. Les petits ont un régime spécial avec suppléments de lait et de fruits. Des compléments alimentaires sont aussi donnés aux femelles enceintes ou allaitantes, et aux malades.

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Chaque bonobo mange environ 6,5 kilos de fruits et légumes par jour. Selon les variations saisonnières, le menu journalier d’un bonobo se compose à peu près comme ceci :
• 1 kg de sucre de cane
• 10 bananes
• 1 petite bouteille de lait (de vache ou de soja)
• 2 kg de légumes (chou, feuilles de patates douces, concombre, maïs, etc.)
• 1 kg de papaye
• 1kg d’autre fruits saisonniers
• 200 g de cacahuètes

Nourrir un bonobo coûte environ 60 euros par mois. Nous achetons environ 10 tonnes de fruits et de légumes tous les mois aux maraîchers des villages avoisinant le sanctuaire. Cela constitue une source de revenus régulière non négligeable pour ces populations marginales. Et cela assure des aliments frais et de qualité aux bonobos du Sanctuaire.

La coalition des femelles − sexe et paix

Lorsque vous commencez à mieux les connaitre, vous réalisez qu’il n’y a pas plus différent d’un chimpanzé qu’un bonobo. C’est aussi le comportement du bonobo qui est unique. Le bonobo est un grand pacifique et ce sont les femelles qui font régner la paix. Les actes et jeux sexuels font partie intégrante de son quotidien. Peu importe votre âge ou votre sexe – si vous êtes un bonobo, le sexe joue un rôle capital dans votre vie sociale et dans la préservation de la paix au sein de votre communauté. Ce qui importe le plus dans une communauté bonobo, c’est la sérénité et le plaisir d’être “heureux” ensemble. La tranquillité !

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Le bonobo, 100% Congolais

Le bonobo ou Pan paniscus est un espèce endémique à la seule République Démocratique du Congo (RDC, ancien Congo Belge puis Zaire, souvent appelée “Congo–Kinshasa” pour la différentier du “Congo–Brazzaville” voisin). Il vit au plus profond de la forêt du bassin du Congo, dans une zone de forêt marécageuse située entre le fleuve Congo au nord et les rivières Kasai et Sankuru au sud.

Le bassin du Congo couvre la deuxième forêt tropicale humide de la planète. Grand comme cinq fois la France, la RDC compte environ 86 millions d’hectares de forêt équatoriale, la moitié de son territoire. Elle abrite une biodiversité importante, avec des espèces de faune et de flore rares et des plus diversifiées – gorilles, éléphants des forêts, okapis et bonobos sont parmi les espèces les plus emblématiques. La forêt congolaise est une ressource vitale, tant pour l’environnement que pour les populations locales. Près de 40 millions de congolais dépendent d’elle pour pourvoir à leurs besoins. Une forêt partiellement classée au patrimoine de l’UNESCO et qui joue un rôle essentiel dans l’équilibre de la planète.

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Bonobo ou chimpanzé ? Ces animaux que l’on confond

Si vous savez ce qu’est un bonobo ou si vous pouvez distinguer un bonobo d’un chimpanzé, alors vous faites partie d’une minorité rare d’initiés.

Peu de gens savent que nous avons un proche cousin autre que le chimpanzé. Comme les chimpanzés, les bonobos partagent 98,7% de notre patrimoine génétique. Dans l’ordre des mammifères, cela vous choque–t–il de penser que nous sommes l’un des leurs, ou qu’ils sont presque des nôtres?

Les chimpanzés et les bonobos se ressemblent beaucoup. Mais si vous les observez attentivement, vous verrez que les bonobos sont un peu plus petits et plus sveltes, qu’ils ont les lèvres roses, la face noire, et une séduisante coiffure avec des favoris et de longs cheveux noirs bien séparés par une raie au milieu.

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Les deux premiers orteils des bonobos sont légèrement palmés. Si les chimpanzés ont la voix grave et criarde, celle des bonobos est haut–perchée. Les seins des mères bonobos sont très semblables à ceux des femmes.
Les quatre grands singes – Le saviez-vous ?

3 des 4 Grands Singes se trouvent en RDC :
– le gorille (des plaines et des montagnes)
– le chimpanzèe
– le bonobo, espèce unique à notre pays.
Le 4ème Grand Singe, l’Orang-Outang, ne vit qu’en Asie.

Comment se passent la sexualité chez les bonobos ?

Déroulement de l’accouplement des bonobos

Proches des chimpanzés communs, les bonobos se différencient surtout par une organisation sociale qui a recours à un bouc émissaire et aux relations sexuelles en vue d’un apaisement des tensions au sein de leurs groupes. Des informations captivantes sur la sexualité des bonobos sont évoquées ici. Découvrons-les pour enrichir nos connaissances.

Comportement sexuel des bonobos

Le bonobo appartient à la famille des « grands singes » sans queue, c’est-à-dire que sa physionomie se rapproche de celle de l’homme. Lorsque les femelles bonobos se livrent à une étreinte passionnée, leurs lèvres se retroussent dans un grand sourire, en poussant des cris acérés et excités, tandis qu’elles frottent leurs clitoris l’un contre l’autre avec ferveur. Par ailleurs, la masturbation représente aussi chez les femelles une activité courante qui n’aurait pas de sens si elles n’en tiraient aucun avantage. Pendant la sexualité de ces bonobos, on découvre des contractions rapides de l’utérus au point culminant des rapports sexuels et une accélération rapide des battements de cœur. Le bonobo est le seul animal à faire l’amour à la missionnaire, même s’il pratique plusieurs positions. C’est pourquoi, les pratiques sexuelles entre adultes du même sexe sont également courantes et même les plus jeunes sont aussi mis à contribution. Pour ces animaux, la sexualité contribue à l’apaisement des tensions.

Le rapport sexuel entre deux bonobos

D’une durée moyenne de 14 secondes, les rapports sexuels chez les bonobos sont fréquents. Ils engagent une activité sexuelle variée toutes les 90 minutes en moyenne. De ce fait, la sexualité des bonobos est totalement ouverte à toutes les relations, ceux-ci ne s’orientant pas vers un seul genre, un seul sexe. Par ailleurs, comme le primatologue Frans de Wal avait découvert chez ces primates une pratique de « l’escrime au pénis », par exemple, qui peut être comparée à la pratique du frottement entre deux pénis chez les humains, on peut dire que le bonobo serait l’un des mammifères à pratiquer le ventro-ventral (face-à-face) comme l’humain. De plus, pour cette race de singe, les activités sexuelles servent d’apaisement des tensions et des conflits au sein d’un groupe. Elles sont autant sources de plaisir personnel et signes d’affection.

La sexualité : résolution de conflits chez les bonobos

Chez les bonobos, les relations sexuelles sont plus souvent utilisées comme un instrument de résolution des conflits. D’après des études, presque les 3/4 de la sexualité entre les bonobos n’ont pas de fin reproductive mais plutôt sociale. Cette méthode d’accouplement s’appelle le « sexe convivial ». Un membre d’un groupe pratique ainsi des actes sexuels dans le but de plaire à un autre membre ou pour diminuer les tensions sociales, comme, par exemple, un individu subordonné qui pourra avoir recours à des actes sexuels pour apaiser un autre individu plus agressif ou plus fort. Les femelles bonobos hissent en permanence une vulve rose très enflée, visible de très loin et pas seulement en période de fécondité, ce qui affirme que la sexualité chez ces animaux ne se limite pas à la reproduction et les mâles sont toujours les bienvenus.

Les bonobos : pourquoi ces grands singes sont-ils en danger ?

Trafic de viande et déforestation : causes de l’extinction des bonobos

Les primates sont en danger depuis des années et en voie de disparition de la surface du globe du fait des activités expansionnistes des hommes. Pour monopoliser toutes les ressources possibles, ces derniers ne s’empêchent pas de pratiquer de la déforestation et du trafic de viande des grands singes, sans se soucier des conséquences de leurs actes.

Une petite histoire sur les grands singes

Comme toutes les autres espèces de singes, les gorilles sont menacés d’extinction à l’état sauvage. D’après le constat des chercheurs, 700 gorilles des montagnes sont encore vivants dans la République Démocratique du Congo, en Virunga et en Ouganda. Suite aux guerres, aux maladies, à la chasse non contrôlée et à la capture des humains pour le commerce illégal d’animaux de compagnie, les gorilles n’ont pas cessé de réduire en nombre depuis 100 ans. Pour cela, les gorilles des plaines qui vivent dans la République Démocratique du Congo sont moins menacés que ceux des montagnes, même s’ils sont soumis à quelques perturbations. Quant aux gorilles de l’Ouest, existants dans les forêts tropicales du Gabon, de la République Centrafricaine et du Cameroun, les principales causes de leur disparition sont la déforestation et le trafic de viande.

Les bonobos : les causes de leur disparition

Toutes les espèces de grands singes sont menacées d’extinction d’ici 50 ans si aucune action n’est prise pour assurer leur conservation. Voici quelques causes principales de la disparition des bonobos. D’abord, la principale perturbation des populations de gorilles est la déforestation et la destruction de leurs habitats. La déforestation est due à la nécessité des hommes à prélever le bois pour une utilisation industrielle, pour le développement urbain. Elle est également due à l’ouverture du milieu pour une utilisation agricole. La construction des routes provoque une fragmentation du milieu et la destruction des derniers lieux de vie des bonobos, ce qui permet de faciliter l’accès aux braconniers pour le trafic de viande des adultes de ces singes et pour alimenter le commerce illégal des animaux de compagnie, selon le Dr Klaus Toepfer. Par ailleurs, le tourisme met aussi ces animaux en danger. En tant que vecteur de maladies nouvelles, la fréquentation des forets par les touristes sans action directe avec les bonobos provoque l’acclimatation chez l’espèce humaine.

Les mesures à prendre pour protéger les bonobos

La principale mesure prise par WWF, par exemple, est l’amélioration de notre niveau de connaissance sur les bonobos par le biais d’actions de recensement et de suivi des populations. Cet organisme se mobilise pour soutenir sa protection au sein des parcs naturels. Ensuite, la lutte contre le braconnage et contre la déforestation est primordiale. Presque la majorité des nations d’Afrique tropicale possède un cadre législatif portant sur l’exploitation des ressources forestières ou sur la chasse. En Afrique centrale, des programmes de conservation sont développés par le Programme pour l’Environnement des Nations Unies, pour protéger ces animaux en augmentant le nombre des aires protégées. Il y a également des associations et des ONG sur place qui ont décidé de développer des sanctuaires pour les primates et effectuent de temps en temps des campagnes de sensibilisation ayant permis d’impliquer les pays développés et les principaux bailleurs des programmes de conservation des primates.

Comment se passe l’organisation sociale et sexuelle des bonobos ?

Le bonobo, l’espèce de singe le plus évolué

Les bonobos ont un mode de vie plutôt différent de celui de leurs cousins, les chimpanzés. D’abord, dans leurs vies sociales en groupe, c’est la femelle qui fait la loi. Ainsi va de soi sur leur vie sexuelle, étant un pansexuel, la femelle est libre de s’accoupler avec un mâle d’un autre clan pour réduire les conflits.

L’organisation sociale des bonobos

Les bonobos vivent en groupe social de type fission-fusion où une grande communauté d’individus se sépare dans des groupes plus petits appelés parties. Ces groupes de base peuvent comporter un seul individu jusqu’à une vingtaine. Les groupes sont patrilinéaires et le groupe de base est multi mâle et femelle. Entre l’âge de 7 et 9 ans, les femelles quittent le groupe où elles sont nées vers un autre où elles passent beaucoup de temps à essayer d’instaurer des interactions sociales avec les vieilles femelles dominantes. Ainsi, chez les bonobos, les femelles sont plus proches des autres femelles qu’avec les mâles. Elles obtiennent leur rang avec l’âge et en procréant. Ainsi, la femelle adulte peut occuper une position plus centrale en groupe. Ne pouvant dominer par la force, les femelles gèrent les agressivités et les tensions au sein du groupe par une activité sexuelle. De ce fait, les femelles sont prêtes à s’accoupler à tout moment. En outre, les rapports entre bonobos mâles et femelles ne se limitent pas seulement à l’attraction sexuelle. Ces singes s’associent aussi pour d’autres raisons, notamment l’acquisition du rang social.

L’organisation sexuelle des bonobos

Le bonobo est « pansexuel ». La pansexualité signifie méthode d’accouplement convivial ou « sexe convivial ». Chez les bonobos, la relation sexuelle est une sorte de stratégie pour apaiser les conflits au sein du groupe. Les études ont même démontré que trois quart des rapports sexuels entre bonobos n’ont pas de fin reproductive mais plutôt sociale. En groupe, ils sont tous au courant qu’un membre pratique des actes sexuels dans le but de réduire les tensions sociales ou pour plaire à un autre membre. Ainsi, en tant que pansexuel, ils ont une sexualité beaucoup plus originale et libre, avec des rapports sexuels plus fréquents. Par exemple, quand deux communautés de bonobos se rencontrent dans la forêt, les femelles de chaque groupe s’accouplent directement avec des mâles de l’autre tribu.

Autres informations

En général, la société a toujours placé le mâle comme tête de la famille chez les êtres vivants. Chez les bonobos, pourtant, la femelle tient une place importante, en ce sens même que c’est elle qui domine. Donc, la communauté des bonobos est dirigée par une femelle mais cela n’écarte pas le fait que les sociétés des bonobos favorisent l’égalité entre les sexes.En milieu naturel, les mâles et les femelles cherchent la nourriture ensemble mais ce sont les femelles qui décident de la répartition. En outre, c’est une société matrilinéaire. Des liens étroits et forts existent entre la mère et le mâle. Le mâle reste toute sa vie aux côtés de sa mère et ne quittera jamais le groupe où il est né. De plus, la mère peut allaiter son petit jusqu’à ce que celui-ci atteigne 4 ans. Son fils, arrivé à maturité, a habituellement un rang en relation avec celui de sa mère.

Tout savoir sur le bonobo : comportement, régime alimentaire, reproduction…

De quoi se nourrissent les bonobos et comment se reproduisent-ils ?

Les bonobos sont des singes très intelligents. Ils sont endémiques de la République Démocratique du Congo (RDC) et connus également sous les appellations chimpanzés pygmées et chimpanzés nains. Souhaitez-vous vous informer sur leur nutrition et leur reproduction ? Cet article vous fournit de nombreuses informations relatives à ces sujets. Ne les ratez pas !

Description du bonobo, son alimentation et sa reproduction

Chimpanzé pygmée et chimpanzé nain, c’est ainsi qu’est qualifié le bonobo qui est un genre de primates de la famille des Hominidés. Familier au chimpanzé commun, il s’en différencie notamment par une organisation sociale ayant recours aux rapports sexuels et à un bouc émissaire comme mode de règlement des problèmes dans le groupe. N’existant que dans la République démocratique du Congo (RDC), l’appellation « bonobo » est issue de l’altération du nom de la ville de Bolobo localisée sur les bords du fleuve Congo où les principaux spécimens furent saisis dans les années 1920. Cette race de singe est en voie de disparition à cause, principalement, du braconnage pour sa chair et de la déforestation. Mais qu’en est-il de l’alimentation et de la reproduction de ces chimpanzés nains ?

L’alimentation des bonobos

A part les plantes, les racines et les produits d’origine animale tels que le miel, les petits mammifères et les poissons, l’alimentation des bonobos est basée à 57 % aux fruits mûrs. Mais il arrive aussi qu’ils mangent des vers et autres invertébrés, ainsi que des insectes, mais occasionnellement. Quarante pourcent (40 %) du temps des bonobos sont consacrés à la recherche de nourriture et à sa consommation. Même si cette race de singe est omnivore, sa nutrition ne comprend pas beaucoup de produits carnés que celle des chimpanzés communs. C’est la raison pour laquelle on catégorise parfois les bonobos dans la classe des animaux frugivores non stricts. En milieu nature, femelles et mâles cherchent ensemble leur nourriture. Néanmoins, ce sont les femelles qui prennent la décision, en ce qui concerne le partage de cette nourriture.

La reproduction des bonobos

Souvent, les femelles et les mâles bonobos arrivent à maturité sexuelle entre 13 et 15 ans. Toute l’année, ils peuvent se reproduire, avec une durée de gestation comprise entre 230 et 240 jours. Chaque femelle met au monde un seul petit à la fois et ce, tous les cinq ans, tout comme les chimpanzés. Le bébé bonobo, à la naissance, a un poids moyen de 1,3 kg. Le rythme des naissances, chez les bonobos, est notamment limité par l’agénésie des femelles durant l’allaitement qui a une durée de 3 à 4 ans. Par ailleurs, leurs relations sexuelles ont lieu généralement en vue de résoudre des conflits, à côté des mécanismes d’autorité. Selon des études, les ¾ des relations sexuelles entre mâles et femelles n’auraient pas de fin reproductive mais plutôt sociale. Aussi, la plupart des bonobos sont pansexuels (du mot grec « pan » qui veut dire « tout » et du nom scientifique de la race « Pan paniscus »). Le « sexe convivial », c’est ainsi que les scientifiques ont baptisé ce mode d’accouplement.

Quels sont les secrets de l’ADN du bonobo ?

Des ADN très proches !

Le Pan Paniscus, appelé communément bonobo ou chimpanzé nain, se distingue du chimpanzé par sa taille plus courte et large ainsi que ses lèvres rouges. Le séquençage de son génome a révélé que le chimpanzé et le bonobo sont deux espèces très proches, possédant 98,7 % de similitude avec l’ADN de l’homme.

Origine autour du Congo

On trouve le bonobo exclusivement en République Démocratique du Congo (RDC), dans la province du Bandundu. Son territoire est délimité au Nord et à l’Ouest par le fleuve Congo, au Sud par la rivière Sankuru et à l’Est par la rivière Lualaba. Incapable de nager et de traverser, il vit séparé des autres espèces de grands singes, notamment les chimpanzés et les gorilles, et n’a pas eu à concourir avec ces derniers. L’horloge moléculaire a permis de confirmer l’hypothèse selon laquelle les 0,4 % de différence entre l’ADN du bonobo et du chimpanzé sont issus de la formation du fleuve Congo qui les a divisés en deux territoires il y a environ au moins 2 millions d’années.

Chimpanzés et bonobos : deux espèces qui se ressemblent

Bien que ces deux primates présentent de nombreuses similitudes, elles se différencient par leur morphologie et leur comportement. D’une part, le chimpanzé est solitaire et a un caractère agressif pour défendre sa place de mâle dominant. Etant le chef, il créé les alliances pour attaquer ses ennemis. D’autre part, le bonobo est placide. Chez lui, la femelle domine et leur alliance est très puissante. Les conflits se résolvent par les rapports sexuels entre mâle et femelle ou avec le même sexe. Tous ces comportements du chimpanzé comme du bonobo ressemblent beaucoup à celui de l’homme. C’est pourquoi, une étude sur les séquences d’ADN du bonobo et l’ADN du chimpanzé a été appliquée pour savoir laquelle des deux espèces est la plus proche de l’homme.

Résultats du séquençage des ADN des grands singes

Depuis 2015, il a été génétiquement prouvé que le chimpanzé était le primate le plus proche de l’homme. En effet, l’ADN du chimpanzé n’est différent de celui de l’homme qu’à 1,3%. Par ailleurs, un récent séquençage de l’ADN du bonobo prélevé sur la femelle Ulindi à Leipzig (Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology) a révélé la grande surprise : son ADN est proche à 98,7% de celui de l’homme, comme le chimpanzé. Tous deux sont donc sur un seuil d’égalité. Les scientifiques demeurent intrigués face à une aussi énorme proximité génétique entre les espèces, alors que les caractéristiques de chacun sont différentes. Avec ces résultats, les scientifiques espèrent pouvoir dresser un portrait-robot déterminant notre présumé ancêtre.