Le petit journal du sanctuaire – Partie 3

Petit Journal n.36 : Août 2007

« Au retour de mon voyage dans la Réserve Naturelle de la Lomako, quelques visiteurs-vacanciers nous attendent à Lola : Louise Casiers de Bruxelles et Élodie Chaveroux, une étudiante. Avec elles, tout le staff de Lola attendra patiemment la naissance du bébé de Tshilomba. Après une fin de gestation inquiétante pour nous, dans la nuit du 19 août, Tshilomba a mis bas. Jean-Claude, son soigneur, l’a trouvée au petit matin dans un hamac… et le bébé dans un autre ! »Pour plus de détails sur la naissance de Moyi ya Lola, le bébé de Tshilomba, lisez le Petit Journal du Sanctuaire n.36 ci-joint.  Vous y découvrirez aussi le récit de la mission de Pierrot, Blaise et Anne-Marie à Lodja, la découverte d’Antoine et l’arrivée de Lomela à Lola ; et pourrez admirer le nouveau véhicule acquis par le Sanctuaire grâce à Act-for-Nature et Jean-Victor Pastor !

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Petit Journal n.35 : Juillet 2007

 » Les petits moments de Lola Il est près de 6 heures, le jour se lève. C’est à nouveau la saison sèche, l’hiver africain. À cette période de l’année, les bonobos dorment plus tard. Aujourd’hui, il fait frais, presque froid. De temps en temps retentit un cri d’alerte. Je reconnais la vocalise : c’est Manono, un des aînés de l’enclos 1. Il vient certainement déjà de la forêt, descendant le tunnel qui mène à l’abri de nuit. Il essaie d’entraîner les autres qui traînent un peu trop à son goût !J’aime Lola à l’aube, quand la brume couvre les étangs, que la rosée tombe goutte à goutte sur le toit de ma maison et sur les feuilles des arbres en petits bruits épars et réguliers. Haut dans le ciel, la lune est encore au rendez-vous, alors que s’estompent lentement les bruits de la nuit… C’est la saison des rhumes aussi ! « Le Petit Journal du Sanctuaire n.35, c’est le réveil des bonobos dans la fraicheur de l’hiver austral à Lola ya bonobo ; la visite d’OKA ; une virée éducative en Equateur en compagnie d’Awely ; Claudine à Basankusu ; et bien plus…

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Petit Journal n.34 : Mai-juin 2007

 » Tshilomba aura-t-elle un bébé? Tshilomba, très grande et jamais bien grosse, attend un bébé pour le mois d’août. Mais la voilà à son tour frappée par la grippe! Elle disparaît des journées entières en forêt, pendant lesquelles nous la cherchons en vain ! De temps en temps, elle fait une très brève apparition, nous tentons de la suivre avec des boissons chaudes et de la nourriture, mais elle échappe à nos traitements ! Je suis une fois de plus aux cent coups ! Quand je la vois finalement revenir, je suis effrayée de son état. Déjà pas bien grosse, elle ressemble maintenant à un squelette ambulant. « Ma Tshi-Tshi ! », comme je l’appelle tendrement. Elle vient se faire dorloter par ses soigneurs, Jean-Claude et Amos, qui jurent d’en faire la femelle bonobo la plus pulpeuse de la terre ! Je ris doucement de leur enthousiasme, en me disant seulement : pourvu qu’elle prenne quand même un peu de poids avant l’arrivée du bébé ! « Lisez le Petit Journal du Sanctuaire n.34 pour découvrir nos aventures de mai et juin 2007 – le retour de la grippe au Sanctuaire ; l’opération de l’hernie de Malou ; la réunion PASA à Kigali et cette du MGVP à Ruhengeri, suivie de la visite de l’orphelinat des gorilles de montages à Kinighi…

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Petit Journal n.33 : Avril 2007

« Nous voilà réellement entrés dans la phase du pré-relâché : Pierrot vient d’établir un nouveau programme éducatif dans la zone d’habitat du bonobo pour préparer les communautés locales à une bonne compréhension de notre projet. Tandis qu’à Lola, il faut impérativement nous préparer à suivre les règles imposées par les experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) pour le futur relâché de certains de nos bonobos dans leur habitat naturel.Après la conférence internationale sur l’introduction et la réintroduction des Grands Singes, organisée par PASA aux Pays-Bas en avril 2006, l’ABC se veut de préparer ce relâché selon les règles strictes de l’UICN afin de donner à ce projet pilote toute la crédibilité scientifique qu’il mérite. Comme d’habitude, le mois d’avril est consacré aux contrôles annuels de santé requis par le ministère de l’environnement dans notre contrat de gardiennage. L’occasion est parfaite pour procéder en même temps aux examens recommandés par l’UICN. Les résultats de ces prélèvements permettront de franchir une des étapes scientifiques importantes dans le cadre du relâché. »Le Petit Journal du Sanctuaire n.33 décrit toutes nos aventures lors des soins vétérinaires liés à la préparation du relâcher des bonobos. Vous y découvrirez aussi l’histoire de vers des bébés et le sevrage forcé de Mbano ya lola; et la naissance difficile du bébé de Kalina : Malaïka ya lola.

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Petit Journal n.32 : Mars 2007

« L’arrivée de SAKE : Le 4 mars, Monsieur Onusumba, ancien Ministre de la Défense Nationale, m’appelle de Lodja, ville de la province du Kasaï. Il a trouvé un petit bonobo aux mains des braconniers. Connaissant notre existence, il l’a fait confisquer par les agents du Ministère de l’Environnement et nous annonce qu’il nous le convoiera en avion jusqu’à Kinshasa où il doit se rendre tout prochainement. Nous réunissons les documents nécessaires à son accueil à l’aéroport auprès des ministères concernés et le 6 mars, une toute petite femelle bien sympathique saute dans les bras de sa nouvelle maman de substitution : Henriette.Elle est étonnante, sans peur et très câline. Je fais remarquer à Henriette que nous n’avons jamais eu un petit bonobo aussi « bien dans sa peau » ! Henriette est de mon avis, elle a dû, depuis la mort de sa maman, trouver des humains qui lui ont donné beaucoup d’amour ! »Le Petit Journal du Sanctuaire n.32, c’est aussi: la grippe de retour à Lola; l’installation des container d’EUFOR; les créations artistiques de Maya van Bellinden; le nouveau ministre de l’environnement; et bien plus.

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Petit Journal n.31 : Février 2007

« Vu l’importance du travail dans l’infirmerie, nous avions décidé de recruter un docteur vétérinaire pour assister Crispin et Anne-Marie. Nous avions également décidé de trouver une femme, ce qui est rare chez nous dans la profession. Pierrot l’a finalement dénichée (et c’est le terme exact!) dans la faculté vétérinaire de Butembo dans l’est de la RDC. C’est ainsi que nous ferons venir Clémence à Kinshasa, à près de 2.000 kms de chez elle. »Le Petit Journal du Sanctuaire n.31, c’est aussi le transfert d’Ilebo et Kindu chez les grands ; le « désespoir » de Bolobo ; la visite de Satoshi et Tashiro ; la fermeture (temporaire) de l’enclos 3 ; et Claudine à Paris…

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Petit Journal n.30 : Janvier 2007

« Tout doucement la petite Waola sort de sa béatitude. L’horrible cicatrice de l’amputation de sa main à la machette se referme tout doucement. Anne-Marie, notre infirmière, a su trouver la bonne attitude pour lui redonner en très peu de temps, et malgré le stress lié à des soins intensifs, la confiance perdue envers les humains qui ne l’ont pas ménagée! (C’est le moins qu’on puisse dire!)Hélas, après un parcours de réhabilitation exemplaire, un matin nous la trouvons inconsciente dans son nid de nuit. Anne-Marie me fait remarquer les fourmis, nombreuses autour de l’urine sous sa cage. Coma diabétique! Le fragile équilibre de son métabolisme, probablement trop perturbé par l’importante hémorragie, aura dérapé ce matin là, l’entraînant inexorablement vers la mort, malgré nos soins ! »Le Petit Journal du Sanctuaire n.30, c’est aussi la visite de P’tit Luc et celle de Nancy Abraham ; Bisengo jouant les Casanova dans l’enclos 2 ; l’arrivée de Boyoma…

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Le petit journal du sanctuaire – Partie 2

Petit Journal n.42 : octobre-novembre-décembre 2008

« Peu de soucis du côté des bonobos, si ce n’est une petite vague de rhumes et quelques larves de vers sous la peau, vestige de la saison sèche. Lomela a ses premiers gonflements vulvaires : est-elle plus âgée qu’elle ne paraît ? La malnutrition pendant sa longue captivité a-t-elle entravé à ce point son développement physique ? Elle est vraiment drôle ! Sa fourrure a complètement repoussé bien sûr, mais quelle implantation ! Elle prend souvent en charge, comme une grande sœur, Sandoa, la petite nouvelle.  Le soir, elle regarde avec envie les grands qui rentrent de la forêt. « Elle est prête ! » disent les mamans.  Nous allons l’introduire !  Vite dit, vite fait !  Il faut voir Lomela retrouver avec bonheur ses anciens copains de la nursery déjà tout à fait à l’aise chez les grands : Kikongo, Yolo, Kubulu,  Mwanda et la tendre Tshilenge ! »Le Petit Journal n.42, c’est aussi les diarrhées des bébés ; le décès de la petite Amazone ; Claudine primée par le zoo de Twycross à la Chambre des Lords ; des nouvelles de la Nursery ; le carnet rose de Lola ; et les vœux de Claudine…

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Petit Journal n.41 : juillet-août-septembre 2008

« Tandis que les délégations du monde entier se pavanent sous leur bannière pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, Tatango, notre plus bel athlète bonobo, saute par-dessus les clôtures électriques de son enclos encouragé par les « Olà ! » admiratifs des femelles…. À chacun son public !… Tout est bien qui finit bien ! Maman Yvonne le ramène tout penaud, mais très probablement extrêmement fier de son exploit !  Soit dit en passant, il a « quand même » emprunté une brouette, démoli le chevalet de la paillote éducative, la tirelire, et bu un coup à la buvette pour fêter ça ! « Le Petit Journal n.41 raconte aussi mon voyage à Basankusu : la signature du contrat de collaboration avec le groupement Pôo par lequel ils nous autorisent à réintroduire nos bonobos dans le nouveau site d’EKOLO YA BONOBO dans leur forêt ancestrale et s’engagent à les protéger; la livraison de matériel scolaires pour leurs écoles ; la rencontre avec la petite Amazone ; l’équipe de foot « les bonobos de Basankusu »… Mais aussi la naissance de Nkumu ya Lola, l’arrivée de Sandoa,, le carnet rose de LOLA,  et bien plus…

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Petit Journal n.40 : Avril-mai-juin 2008

« Nous terminons le tournage du documentaire-fiction-long métrage des Films du Rêve le 15 avril. Nous devons fêter ça ! Alain Tixier, le réalisateur, propose une petite fête sous la paillote avec collation et, bien sûr, discours.Je n’arrive pas à réaliser que c’est fini et que la vie va reprendre son cours habituel, à cent à l’heure comme toujours ! (Y a-t-il parfois une journée sans imprévu chez nous?) La seule idée de ne plus avoir à penser tous les matins si j’ai la « bonne tenue vestimentaire » pour d’éventuels raccords ? Si je n’ai pas oublié le bracelet-fétiche du film ? Si de grand matin le miroir ne me renvoie pas trop l’image de celle qui compense dans la nuit le travail de base de Lola ? »Le Petit Journal n.40 raconte aussi la mort de Bolobo ; l’arrivée de nouveaux orphelins : Masisi et Lukuru ; la naissance des bébés de Salonga et de Bandundu; le transfert de Tshilenge, Boyoma et Mwanda chez les grands ; et bien plus…

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Petit Journal n.39 : Janvier-mars 2008

 » L’année commence par un « miracle »…. La poste congolaise n’est certainement pas la plus rapide du monde, mais le courrier peut (parfois!) parvenir jusqu’à nous!!! Ce très gentil mot de Madame Bardot aura mis 7 mois pour nous arriver !!! mais le voici… Pour rappel, la Fondation Brigitte Bardot soutient le sanctuaire depuis plus de 5 ans : Toute la nourriture de nos bonobos est couverte par sa donation. Elle est ainsi l’un de nos principaux bailleurs. Merci Madame Bardot et aussi à toute l’équipe de la FBB pour sa confiance !!!! « Le Petit Journal n.39, c’est aussi et surtout le tournage d’un docu-fiction avec les Films du Rêve, à LOLA YA BONOBO et dans l’Equateur ; le travail d’éducation et de plaidoyer de Claudine – dont une présentation au Sénat en France ; et le petit journal de Marie-Laure, une étudiante éthologue qui accompagne les préparations du relâcher à Basankusu ce trimestre. C’est aussi la saisie de la petite Waka à Basankusu et la mort de notre chère Malou.

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Petit Journal n.38 : Octobre-novembre-décembre 2007

« Nous commençons le trimestre par l’introduction de trois petits de la nursery dans l’enclos 3. En effet, l’arrivée de Lomela et de Katako monopolise deux de nos mamans, alors que Maman Yvonne doit subir une opération chirurgicale. Cette fois, la disponibilité des mamans est primordiale. Lodja, depuis plus de trois ans et demi dans la nursery, est candidate au transfert. Luozi et Yolo, les plus turbulents, mais aussi ses meilleurs copains, l’accompagneront, lui offrant une chance de plus de s’intégrer. »Le Petit Journal n.38, c’est aussi et surtout la recherche du « Grand Lola » dans la région de Basankusu, la vie au jour le jour des populations locales lors des grandes crues annuelles, et les premiers contacts avec le groupement Pô, futurs gardiens des bonobos de Lola lors du relâcher dans leur forêt. C’est aussi l’arrivée d’Eleke à Lola ya bonobo, et la superbe fête de Noel offerte aux enfants du village voisin grâce à votre appui à tous ….

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Petit Journal n.37 : Septembre 2007

« L’arrivée de Régis, vétérinaire français visiteur-vacancier à Lola, qui met « la main à la pâte » permet à Crispin de traiter quelques cas difficiles. Tandis que les visiteuses, comme Nathalie, Marie-Paule et d’autres, cajoleront toute la troupe ! Une bien sympathique équipe féminine si bénévole !Le Beau Vélo : Organisé à l’initiative d’Adrien Joveneau et aidé par la Bracongo, une bonne trentaine de cyclistes belges arborant fièrement leur T-shirts oranges (couleur « carotte » plutôt ! disent en plaisantant les femmes du convoi, car les hommes nous font pédaler devant!) débarquent comme prévu à la fin de la matinée du 10 septembre, pour l’escale « Bonobo », première étape d’un périple de 700 kms autour de notre capitale. »Le Petit Journal n.37, c’est aussi la sortie de mon livre « Tendresse Sauvage » en version allemande ;  la prise en charge de deux nouveaux bonobos orphelins en provenance du Kasai – Lomela et Katako ; et la célébration de la journée mondiale du tourisme…..

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Kipolo : succès d’une intervention chirurgicale

Alors que le postopératoire de l’intervention de la double cataracte de Kipolo n’a présenté aucun problème, voilà qu’il a développé une infection subite de son sac laryngé… changement de programme… son transfert dans l’enclos 3 devait attendre.

Il faut dire que, ayant retrouvé la vue après plus de deux ans de cécité, notre « bien trop grand » de la nursery était devenu vraiment turbulent ! Au point que les Mamans s’impatientaient de voir venir la fin de sa convalescence et avaient déjà demandé son transfert!

« Qu’il aille donc se faire remonter les bretelles par Tshilomba, Isiro et Likasi, l’alliance des grandes femelles de l’enclos 3 et que les mâles, Makali en tête, lui apprennent le règlement d’ordre intérieur chez les bonobos! »

Une telle intervention du sac laryngé n’avait plus été effectuée depuis bien longtemps à Lola. Crispin, coordinateur de Lola jusqu’en 2009, contacté par Pierrot, a accepté avec joie d’en faire la démonstration devant la nouvelle équipe de santé. C’est ainsi que le dernier jour de l’an, tous ensembles ils ont opéré Kipolo, qui a donc recommencé une nouvelle convalescence… au grand dam des Mamans de la nursery, car il était toujours aussi turbulent !

Pré-op : Préparation

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Post-op: Succès

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Nous avons du attendre fin janvier pour effectuer avec succès son transfert définitif à l’enclos 3 ! Quel soulagement pour les Mamans. Elles nous demandent toutefois de bien les informer de son évolution! Turbulent, mais bien aimé ce Kipolo!

Transfert à l’enclos 3, via enclos 1

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Sous la conduite de Maman Henriette, aujourd’hui responsable de l’enclos 3 et l’œil inquiet de sa Maman Micheline, Kipolo s’est intégré à son nouveau groupe avec succès, heureux de retrouver ses anciens copains, Shibombo et Kodoro.

Le petit journal du sanctuaire -Partie 1

Cet avant-goût de la vie à LOLA YA BONOBO n’a fait qu’attiser votre faim? Plongez-vous donc dans le Petit Journal du Sanctuaire (renommé « PLANETE BONOBO » début 2009 pour refléter l’expansion de nos activités à EKOLO YA BONOBO, le site du relâcher).  Le Journal documente la vie quotidienne des bonobos et du personnel de l’ABC, nos joies et nos peines, les défis et les succès, et toujours beaucoup de sourires.

Début 2010, nous décidions de discontinuer la publication du Petit Journal et de vous tenir au courant plus régulièrement par le biais de notre blog.  (Voir section Actualités.) Pour un résumé des grands développements de l’année, consultez nos rapports annuels, toujours agrémentés de photos de circonstance, postés ci-dessus.

Les vœux de Claudine

Dans cette lettre de fin d’année, Claudine vous présente les grands développements de l’année 2010 et vous annonce les projets 2011…
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« Si notre année 2009 avait surtout été marquée par l’évènement du retour à la vie sauvage d’un groupe de bonobos de « Lola ya Bonobo » dans la forêt d’« Ekolo ya Bonobo » à Basankusu, l’année 2010 a été l’année de toutes leurs audaces dans la forêt ! Ils sont partis de plus en plus loin à la découverte d’« Ekolo ya bonobo » (« le pays des bonobos » en langue locale), tout en vivant en harmonie avec le bio-rythme  de ce nouvel environnement : La montée des eaux, le pic de fructification, la décrue… donnant ainsi, il faut le dire, de belles frayeurs à Suzy et aux pisteurs ! Mais aujourd’hui, nous pouvons vous l’affirmer : Leur réintroduction est un succès !…. »

PLANÈTE BONOBO n°5 (Petit Journal n.47) – octobre-décembre 2009

Fanny et moi, jouons de malchance ! Nous voilà bien enrhumées et notre rêve d’accompagner Suzy et les traqueurs dans la forêt d’Ekolo s’envole avec nos éternuements ! Nous nous contenterons cette fois d’observer les bonobos depuis la pirogue quand par chance ils viendront à la rivière.

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Suzy et les traqueurs n’ont pas la tâche facile ! La montée annuelle des eaux est presque à son paroxysme. Ils suivent dans l’eau, parfois jusqu’à la taille, des bonobos qui, eux, se  déplacent facilement sur la canopée allant de zone en zone de terres fermes. Nous les retrouvons souvent en fin de journée, quand les bonobos se décident à nicher, trempés jusqu’à la taille ! La hauteur de leurs bottes devient presque un handicap !

La mésaventure de Béni

Soudain, un mardi vers 16h, nous recevons un appel de Suzy : « Beni a une très forte entaille au creux de l’avant-bras. L’hémorragie n’est pas importante, mais la plaie a l’air profonde. Béni a mis son bras droit en écharpe, les autres bonobos viennent lécher la plaie, ils font mouvement vers la plage de Mombengele. »

Planete bonobo n.5 vous présente le travail des traqueurs ou « éco-guides » à EKOLO YA BONOBO, l’appui aux populations locales, l’adaptation des bonobos relâchés… mais aussi la préparation à LOLA YA BONOBO d’un nouveau groupe de bonobos candidats à la réintroduction. Sans oublier les développements à la nursery en cette fin d’année, la saisie de Kinsuka, l’accident de Vanga, la naissance de « Bomengo ya lola » et la fête de Noel du Sanctuaire…

 

PLANÈTE BONOBO n°4 (Petit Journal n.46) – juillet-septembre 2009

Revoilà notre bel athlète en plein entraînement ! Mais cette fois, les évasions sont vraiment fréquentes et fort dérangeantes ! Empêchant les visites du sanctuaire, et particulièrement les visites des écoles de vacances si chères à Pierrot et à Blaise.
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Les évasions de Tatango

Une lutte sans merci s’est engagée entre Pierrot et lui. Dépité, Pierrot n’acceptera jamais la défaite, dit-il « Lui, c’est le singe, tout grand qu’il soit… ! Et moi, l’humain ! Nous irons donc à la victoire ! »Le Planete Bonobo n.4, c’est aussi l’arrivée de deux orphelins Lomako et de Kodoro, la visite de Dominique, l’Assemblée Générale avec les Pôo, Mathieu et les CDV, et bien plus…

PLANÈTE BONOBO n°3 : Journal du Relâcher (juin 2009)


Allo !? C’est Mary ! C’est Brian, c’est Nicole, c’est Christine, Marie, Anne…» « Comment te sens-tu à la veille du grand départ ? Je voulais te souhaiter bonne chance ! Vous dire combien nous sommes avec vous et avec les 9 premiers bonobos candidats au départ, etc., etc ! »

Vous avez été si nombreux, qui par téléphone, qui par courriel se sont inquiétés de nous et montré si solidaires ! Merci à tous !Comment je me sens ? Mais comme doit, sans doute, se sentir un père qui passe le bras de sa fille au bras d’un autre homme qui lui donnera une nouvelle vie. Il se pose certainement mille questions pareilles aux miennes ! Pourront-ils être aussi heureux qu’avec nous … ? Mais aussi : quelle joie de leur donner une nouvelle vie … ! Pour nos bonobos, enfin les rendre à la forêt ! Penser que dans quelques jours, ils découvriront avec nous la forêt de leurs ancêtres ! Des émotions mêlées de bonheur et d’anxiété ! C’est tout simplement ça, mon état d’esprit !

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PLANÈTE BONOBO n°2 (Petit Journal n.44) – avril-mai 2009 

La mort de Leki

Je regarde Semendwa au fond des yeux, ou plutôt, c’est elle qui me regarde au fond de l’âme… Elle tient dans les bras son bébé mort depuis hier. Elle ne le tient plus de la même manière, elle le détache d’elle, lui bouge les bras, le regarde, je sais qu’elle sait qu’il est mort. Hier encore elle le portait contre elle, il haletait, tentait de résister à ce terrible virus qui a déjà emporté trois autres bonobos de Lola  avant lui. Pauvre petit « Leki ya Elikya » !En lisant Planete Bonobo n.2, vous apprendrez aussi  le départ de Crispin, l’arrivée inespérée de nouveaux staff et les derniers préparatifs pour la réintroduction, le sauvetage in extremis d’un Château Margaux, le 10e anniversaire de PASA à Coloumbus (OH) et bien plus…

PLANÈTE BONOBO (Petit Journal n.43 ): janvier-fevrier-mars 2009

Mimia et son bébé

A notre retour de Basankusu, nous retrouvons Mimia dans l’enclos de la nursery en compagnie de tous les plus jeunes. Elle s’est drôlement « arrondie » ! Il faut dire qu’elle a un appétit d’enfer et qu’elle paresse de longues siestes durant en compagnie surtout de la petite Sandoa, très effrontée, qui se permet tout (c’est à dire : n’importe quoi ! ) auprès de Mimia. Tant mieux, me dis-je, en admirant la patience de Mimia avec la petite, elle va peut-être, cette fois, accepter son bébé ! Enfin le 20 janvier en fin de matinée, elle accouche d’un beau petit mâle… qu’elle laisse obstinément traîner sur le sol, malgré ses appels et mes suppliques ! Une tentative de le faire adopter par Bandundu, puis par Kalina, ne fera qu’affaiblir le tout petit. Nous le retirons de l’enclos, ne pouvant nous résoudre à l’abandonner à son triste sort. À partir de ce moment-là, celui que je redoute tant : « l’ange noir » va recommencer à assombrir le ciel de notre paradis.Ce trimestre a été difficile, la grippe nous ravissant plusieurs bonobos en mars. Pour finir sur une note plus gaie, découvrez en fin de journal des nouvelles de la Nursery préparées par notre grande amie Christine d’Hauthuille (Titi O pour ses amis) lors de sa visite à LOLA en janvier.

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Livres et publications de Bonobos

Livre pour enfants à partir de 4 ans : 

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Comment Malingà, reine des Bonobos, donna une bonne leçon a Wimba le lion et à ses amis. Dans la jungle, les animaux se disputent et Wimba, leur roi, n’arrive pas à les mettre d’accord. Il est vrai que le lion commence à vieillir et qu’il a maintenant plus de mal à se faire respecter… Sur les conseils de Perkao, son fidèle perroquet, il décide de capturer Malingà, la reine des bonobos, afin qu’elle lui enseigne sa façon de gouverner : comment s’y prend-elle pour faire régner paix et harmonie au sein de son peuple ? Sur le chemin du retour, Wimba est confronté à un problème : l’éléphant, venu l’espionner, est tombé dans un trou et a besoin d’aide pour en sortir. Le lion va devoir mettre en pratique sur le champ la philosophie de vie des bonobos. Un album très joliment illustré à la peinture à l’huile, qui prône le respect, la solidarité et l’écoute plutôt que la domination et la loi du plus fort. Un album pour rire, pour voyager, pour réfléchir et pour grandir aussi.

Florence Guiraud est une artiste amie des bonobos.  Vous pouvez admirer son ‘bonobo en fête’ en page d’accueil de ce site. Ses dessins illustrent le livre documentaire « Qui a sauvé Beni le petit bonobo » et plusieurs T-shirts offerts a la vente dans notre boutique en ligne. D’autres livres sont intéressants comme les livres de coloriage.

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Les bonobos du Congo : une histoire à raconter !

Le film raconte l’histoire de Béni, un orphelin du trafic de viande de brousse, recueilli à Lola ya bonobo, réhabilité, et relâché dans l’habitat d’origine du bonobo, en forêt primaire de République Démocratique du Congo…  Filmé un an avant le relâcher des premiers bonobos à Ekolo ya bonobo, c’est un docu-fiction qui romance et imagine le retour de Béni chez les siens.  Mais c’est aussi l’histoire de tout et chacun des bonobos recueillis par l’ABC !  Laissez-vous donc emballer par les superbes images de Lola et de la forêt primaire du Congo.

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Vous aviez manqué sa sortie en salle ? Vous voulez revoir le film avec des amis ou l’offrir en cadeau ? Le film BONOBOS est disponible en DVD et Blue-Ray ! Alors partez ou re-partez à l’aventure au pays des grands singes les plus proches de l’homme !

Les avis de la presse :
« Un récit drôle, pédagogique et émouvant » – Le Figaroscope
« Un spectacle aussi original qu’enrichissant » – Première
« Deux destins incroyables et une rencontre magique » – Allociné
« Des images de toute beauté » – Science et Vie Junior

Wildlife Heroes de Julie Scardina & Jeff Flocken

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Claudine André est l’un des héros du nouveau livre Wildlife Heroes, écrit par Julie Scardina et Jeff Flocken. Ce livre nous appelle à l’action avec les histoires d’individus qui ont, tels que Mme André, consacré leur vie à la protection de l’environnement ; avec des photographies de toute beauté ; et toutes sortes d’informations fascinantes sur certaines des créatures les plus incroyables qu’il soit.

Wildlife Heroes est disponible (en anglais) en librairie ou en ligne. La totalité des revenus sur les ventes servira à appuyer les projets décrits dans le livre.

Une Tendresse Sauvage de Claudine André. Publié en français par Calmann-Levy.

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Ils nous ressemblent étrangement, notamment par leur patrimoine génétique. Et pourtant, les grands singes sont en voie d’extinction, victimes de l’expansion inexorable de leurs cousins humains. Menacés comme les gorilles de Diane Fossey et les chimpanzés de Jane Goodall, les bonobos, petits primates tendres, espiègles et extraordinairement attachants de la République démocratique du Congo, ont à leur tour trouvé leur ange gardien : Claudine André.

En 1993, au zoo de Kinshasa, son regard croise celui de Mikeno, un bonobo malade. Depuis, Claudine André n’a cessé de se battre, en véritable passionaria, pour enrayer le déclin de cette espèce menacée de disparition. Aujourd’hui, elle recueille les orphelins dans son sanctuaire, Lola ya Bonobo (Le paradis des bonobos), une installation qu’elle a créée au prix d’efforts insensés, où elle accueille également des centaines d’enfants pour des programmes pédagogiques portant sur les espèces protégées, le trafic de viande de brousse, la déforestation…

Cette femme hors du commun, qui se considère comme congolaise malgré ses cheveux roux et ses yeux bleus, raconte ici son enfance de rêve, digne du Lion de Kessel, sa passion pour l’Afrique, la paupérisation inexorable de son pays et, surtout, sa « tendresse sauvage » pour ses petits pensionnaires, dont la personnalité complexe, très individualisée et pour tout dire étrangement humaine, nous séduit et nous émeut au fil de ces pages.

« Tendresse sauvage » est publié en allemand par Kosmos sous le titre Wilde Zärtlichkeit – Mein Paradies für Bonobos im Herzen Afrikas .

Le Paradis des Bonobos : le combat d’une femme pour sauver des grands singes

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Texte de Claudine André et Isaline Aubin ; illustré par Roland Garrigue.
Publié par Le Seuil Jeunesse dans la collection « Un métier extraordinaire ».

Composé de doubles pages illustrées et de dépliants photos, ce livre documentaire suit le combat quotidien de Claudine André des marchés kinois à la nursery de Lola ya bonobo et vous fait partager son insatiable passion pour les bonobos. Découvrez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les grands singes en général et les bonobos en particulier. Et surtout, laissez-vous tomber sous le charme de ces étonnants « cousins à 98% » au regard si troublant.

Bons baisers des bonobos : Les aventures d’une primatologue au Congo
de Vanessa Woods. Publié en France par Flammarion (2011)

Publié en mai 2010 aux Etats-Unis sous le titre Bonobo Handshake. A memory of love and adventure in the Congo.

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Le livre de notre grande amie Vanessa sur sa découverte des bonobos et de Claudine André est sorti en France en octobre 2011 !

« L’été 2005, Vanessa Woods pose ses bagages dans un Congo dévasté par la guerre. Son fiancé, le primatologue Brian Hare, l’a parachutée dans un sanctuaire de bonobos, persuadé qu’il trouvera chez eux la réponse à la question qui l’obsède : en quoi consiste notre humanité ? Vanessa et Brian vont vivre au milieu de ces primates pas comme les autres, les observer : pourquoi les bonobos sont-ils enclins à coopérer? Pourquoi ont-ils recours au sexe pour atténuer leurs angoisses et régler leurs conflits ? D’une plume espiègle et gouailleuse, Vanessa nous raconte les amours d’Isiro « la danseuse » et de Mikeno « le penseur », les frotti-frotta de deux femelles qu’excite l’odeur de pomme verte, la dinguerie de Kikongo, qui secoue la tête à s’en décrocher le cerveau, ou encore la mort déchirante du petit Bolombo. Et nous découvrons que, dans ce pays meurtri, l’homme et l’animal ont en commun un courage et une volonté de survivre extraordinaires.»

« LOLA YA BONOBO »

Un recueil de photos (144 pages) qui retracent le quotidien de « Lola ya  bonobo ».  Un livre qui se veut pédagogique, ludique et accessible à tous.

Sur chaque livre vendu, un euro sera reversé à l’ABC pour le fonctionnement du Sanctuaire Lola ya bonobo.

Le Comité « OKA »  se bat aux côtés de ceux qui en pays francophones défendent une espèce en voie de disparition ou restaurent un environnement tout en permettant aux hommes et aux femmes d’en vivre. OKA est un mot Gabonais qui signifie « on avance ».  Pour sa première mission, le comité OKA a choisi de se rendre en RDC et d’appuyer l’engagement de Claudine André et de l’ABC pour sauver les bonobos.

Qui a sauvé Beni, le petit bonobo ? 

Conception de Claudine André, édité et publié par Awely et illustré de superbes dessins de Florence Guiraud.

Ce livret éducatif illustre le parcours des bonobos orphelins saisis lorsqu’ils sont offerts à la vente dans les rues de Kinshasa et d’ailleurs et confiés à l’ABC pour leur réhabilitation et prise en charge à LOLA YA BONOBO. Ces livrets sont distribués gratuitement aux enfants des écoles de Kinshasa lors des visites éducatives organisées au Sanctuaire.

 

Connaissance – Education – Conservation

La mission de LOLA YA BONOBO est d’assurer le bien-être et la protection des bonobos qui lui sont confiés. L’éducation du plus large public est un élément essentiel de notre stratégie de protection du bonobo.

Les chercheurs et éthologues peuvent jouer un rôle important en appui à ces objectifs de l’association. Les gens protègent ce pour quoi ils ont du respect et ils respectent ce qu’ils comprennent et apprécient à leur juste valeur. Les chercheurs peuvent nous aider à mieux connaitre le bonobo – à découvrir des faits nouveaux et intrigants sur cette espèce si mal connue – et cette connaissance accrue de l’espèce peut nous aider à capturer l’imagination des visiteurs de tous âges.

LOLA YA BONOBO reçoit donc des chercheurs éthologues dans le respect de l’éthique scientifique de rigueur.

Outre leur contribution à la connaissance de l’espèce, la venue de chercheurs étrangers favorise l’intérêt d’étudiants congolais pour l’éthologie du bonobo et permet la formation d’éthologues nationaux en partenariat avec les universités internationales. Le renforcement des capacités locales à tous les niveaux est un élément essentiel de notre projet.

Cependant, si la recherche contribue à nos objectifs d’éducation et de plaidoyer, elle reste secondaire à notre objectif principal de réhabilitation et de prise en charge des bonobos. Nous soumettons donc tous les candidats à une procédure de sélection détaillée, afin d’assurer que les projets de recherche retenus n’affectent pas négativement le bien-être des bonobos ni le travail du personnel du Sanctuaire, contribuent efficacement à la connaissance de l’espèce, et soient conformes aux principes éthiques de la recherche non-invasive.

Les équipes de chercheurs suivants ont conduit des études à LOLA :

** Brian Hare, Université de Duke (Caroline du Nord, USA). Etude comparative du comportement, des émotions et de la cognition chez les bonobos, les chimpanzés et les humains.

** Svante Pääbo, Institut Max Planck pour l’Anthropologie de l’Evolution (MPI-EVA, Allemagne). Génétique du bonobo et évolution.

** Richard Wrangham, Université de Harvard (USA). Etude comparative du comportement, des émotions et de la cognition chez les bonobos, les chimpanzés et les humains.

** Susanna Clay et Klaus Zuberbühler : Université de St Andrews (UK). Communication comparée chez les bonobos et autres primates.

** Sabrina Kreif : Muséum d’Histoire Naturelle, France. Malaria chez les bonobos.

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Hare et Kwetuenda ont donné à des bonobos sans liens de parenté l’option soit de monopoliser la nourriture soit de la partager activement: ils ont trouvé que les bonobos préféraient libérer un autre bonobo d’une salle voisine pour partager la nourriture avec lui plutôt que de manger seul. Donc, le partage de nourriture chez les bonobos ne semble pas dépendre des liens de parenté ou de harcèlement, ce qui suggère que la capacité de notre espèce à partager volontairement la nourriture n’est pas unique parmi les grands singes.

L’article compare la longueur des phalanges des doigts des bonobos à Lola avec ceux des chimpanzés à Tchimpounga et conclut que les bonobos ont des longueurs de doigts plus similaires à celles des humains que des chimpanzés.  Ce résultat suggère que les bonobos reçoivent in utero des niveaux d’androgène prénatal similaires aux humains, tandis que les chimpanzés en reçoivent des niveaux plus élevés.

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Il décrit pour la première fois une rétention placentaire chez une femelle bonobo de 11 ans, suite à la naissance d’un bébé sain.  Après l’échec d’un traitement à l’oxytocine, le placenta a dû être extrait manuellement.  La mère et le bébé ont survécu.

Les sanctuaires jouent un rôle important dans la conservation des grands singes.  L’existence de LOLA YA BONOBO permet par exemple la saisie des bonobos orphelins, l’éducation des Congolais sur la conservation et le trafic de viande de brousse, et à terme la réintroduction de bonobos dans la nature.

Présentés avec un test de coopération pour l’obtention de nourriture difficile à monopoliser, les bonobos et les chimpanzés obtiennent des résultats similaires. Mais si la nourriture est facile à monopoliser, les bonobos coopèrent beaucoup plus facilement pour l’obtenir.  Ces résultats supportent l’hypothèse d’émotionalité-réactive qui prédit que les bonobos coopèrent plus efficacement que les chimpanzés parce qu’ils ont des niveaux ce tolérance sociale plus élevés.

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Pour faire candidature 

Etant donné le nombre de demandes de recherche à LOLA YA BONOBO, une procédure de sélection des projets permet de s’assurer que ceux-ci soient aussi utiles que possible mais aussi qu’ils dérangent le moins possible le travail du Sanctuaire.

Tous les chercheurs doivent soumettre un projet de candidature, les projets étant évalués en janvier, avril, juillet et octobre par un comité d’experts.  Les critères de sélection des projets incluent la valeur scientifique du sujet, leur complémentarité avec les projets en cours, la méthodologie proposée et la capacité des étudiants et chercheurs à publier les résultats de leur recherche….

Les étudiants ne peuvent faire candidature que sur recommandation de leur conseiller de thèse.

Ekolo ya Bonobo :  le terroir des bonobos

EKOLO YA BONOBO signifie « le terroir des bonobos » en lingala, langue nationale de la RDC. EKOLO YA BONOBO, c’est environ 20.000 hectares de forêt marécageuse près de la bourgade de Basankusu dans la province de l’Equateur.  Ancien habitat du bonobo dont il aurait disparu depuis près d’une décennie, le site d’EKOLO est idéal pour le relâcher.

Appui de la population locale – La préparation du relâché a mobilisé l’appui enthousiaste des autorités compétentes, des populations locales, des acteurs de l’environnement, ainsi que de nombreux scientifiques et experts vétérinaires ou éthologues qui ont offert leur appui bénévole pour la mise en œuvre et la documentation des diverses étapes du relâché.

Le groupement Ilonga-Pôo, propriétaire traditionnel de la forêt, s’est engagé dès 2008 à être les gardiens des bonobos d’EKOLO YA BONOBO.  Les populations riveraines ont accepté d’interdire la chasse et de limiter leur utilisation de la forêt (ils l’utilisent surtout pour la pêche aux anguilles et pour la collecte de bois).

En contrepartie, l’ABC a lancé plusieurs micro-projets en faveur de la population de cette zone très pauvre et isolée :

  • En 2008, des livres et fournitures scolaires pour les écoles primaires et secondaires;
  • En 2009, des équipements et matériels pour les maternités et des petits stocks de médicaments pour les pharmacies villageoises ;
  • En 2010, nous avons fourni des appuis aux activités économiques des associations d’agriculteurs et de pêcheurs, afin de promouvoir des sources de revenus alternatives à la forêt…

Les bonobos d’EKOLO YA BONOBO

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Les femelles :

  • Etumbe, alfa femelle (23 ans), avec son premier né, Mbano (4 ans, né à LOLA) et son 2 ème bébé, une petite femelle née à EKOLO en juillet 2009, « Nsiomi ya Ekolo »
  • Lukaya (8 ans) et son premier bébé, un petit male né à EKOLO en janvier 2010, « Motema ya Ekolo »
  • Lomela (6 ans)

Les males : Beni (11 ans) et Kubulu (8 ans) – et bien sûr Mbano et Motema

(Max, Lisala et Lomami faisaient également partie du 1er groupe de bonobos relaché en juin 2009.  Ils ont cependant dû être rapatriés à LOLA en octobre car ils ne laissaient pas les traqueurs suivre le groupe… Or ce suivi est indispensable pour s’assurer de la bonne santé des bonobos et de leur adaptation à leur nouvel environnement.)

Deux groupes supplémentaires de bonobos juvéniles ont été relâchés à EKOLO au printemps 2011, en renforcement du 1er groupe. Au total, 15 bonobos sont donc à EKOLO YA BONOBO à la mi-2011: 11 orphelins réhabilités par l’ABC, deux bébés nés à LOLA et deux bébés nés à EKOLO. A suivre….

 

 

Relâcher des bonobos : Pourquoi le faire ?

Avec la consolidation (toute relative) de la paix en République Démocratique du Congo depuis quelques années, l’ABC a repris ses démarches en vue de préparer l’étape suivante de notre projet : relâcher des petits groupes socialement stables de bonobos réhabilités dans la forêt primaire du Congo. Notre objectif ? Que les bonobos réhabilités au Sanctuaire LOLA YA BONOBO se réadaptent à la vie sauvage dans un environnement approprié de la RDC.

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Malgré ses 35 hectares de forêt enclose pour les bonobos, LOLA YA BONOBO ne pourra pas continuer indéfiniment à accueillir de nouveaux bonobos sans dommage pour son environnement éducatif et touristique. En outre, la constitution de groupes socialement stables et autosuffisants représente une chance inestimable pour le maintien de la diversité génétique et peut-être la repopulation de zones d’où le bonobo aurait disparu.

Dans le respect de la philosophie de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN), le but d’un relâcher est que les primates réintroduits se réadaptent à la vie sauvage et se reproduisent de façon viable

Jane Goodall elle-même nous met en garde contre le risque d’extinction des chimpanzés, et le bonobo Pan paniscus est beaucoup plus rare et menacé que son cousin Pan troglodytes.

Le relâcher ne remet aucunement en cause le rôle essentiel du sanctuaire dans la réhabilitation des bonobos orphelins du trafic de viande de brousse, l’éducation des populations urbaines, et la facilitation des études éthologiques. LOLA YA BONOBO continuera également à prendre en charge les bonobos non aptes au relâcher, quelle qu’en soit la raison.

Les amis des Bonobos en Europe

Les Amis des Bonobos en Europe a pour mission de faire connaitre le bonobo en Europe et de soutenir les actions de sauvegarde et de protection du bonobo de l’ONG Les Amis des Bonobos du Congo en République Démocratique du Congo.

L’association loi de 1901 a pour mission de faire connaitre le bonobo en Europe et de soutenir les actions de sauvegarde et de protection du BONOBO menées par l’ABC (l’association congolaise les Amis des Bonobos du Congo) en République Démocratique du Congo. Ces actions sont d’abord et surtout la prise en charge des bonobos orphelins au sanctuaire Lola ya bonobo, mais aussi les programmes éducatifs de l’ABC et la réintroduction de groupes de bonobos, réhabilités à Lola ya bonobo, dans une réserve tout spécialement créée dans la forêt primaire de la RDC, à Ekolo ya bonobo.

Les Amis des Bonobos en Europe (ABE) est une association reconnue d’intérêt général. A ce titre, l’ABE est autorisée à délivrer des reçus fiscaux, vous permettant une déduction d’impôt de 66% de votre don (dans la limite de 20% de votre revenu imposable global net). Vous donnez ainsi à l’association la possibilité d’agir 3 fois plus qu’il ne vous en coûte !!

L’ABE est gérée exclusivement par des bénévoles.