Comment se passent la sexualité et le plaisir sexuel chez les bonobos ?

Déroulement de l’accouplement des bonobos

Proches des chimpanzés communs, les bonobos se différencient surtout par une organisation sociale qui a recours à un bouc émissaire et aux relations sexuelles en vue d’un apaisement des tensions au sein de leurs groupes. Des informations captivantes sur la sexualité des bonobos sont évoquées ici. Découvrons-les pour enrichir nos connaissances.

Comportement sexuel des bonobos

Le bonobo appartient à la famille des « grands singes » sans queue, c’est-à-dire que sa physionomie se rapproche de celle de l’homme. Lorsque les femelles bonobos se livrent à une étreinte passionnée, leurs lèvres se retroussent dans un grand sourire, en poussant des cris acérés et excités, tandis qu’elles frottent leurs clitoris l’un contre l’autre avec ferveur. Par ailleurs, la masturbation représente aussi chez les femelles une activité courante qui n’aurait pas de sens si elles n’en tiraient aucun avantage. Pendant la sexualité de ces bonobos, on découvre des contractions rapides de l’utérus au point culminant des rapports sexuels et une accélération rapide des battements de cœur. Le bonobo est le seul animal à faire l’amour à la missionnaire, même s’il pratique plusieurs positions. C’est pourquoi, les pratiques sexuelles entre adultes du même sexe sont également courantes et même les plus jeunes sont aussi mis à contribution. Pour ces animaux, la sexualité contribue à l’apaisement des tensions.

Le rapport sexuel entre deux bonobos

D’une durée moyenne de 14 secondes, les rapports sexuels chez les bonobos sont fréquents. Ils engagent une activité sexuelle variée toutes les 90 minutes en moyenne. De ce fait, la sexualité des bonobos est totalement ouverte à toutes les relations, ceux-ci ne s’orientant pas vers un seul genre, un seul sexe. Par ailleurs, comme le primatologue Frans de Wal avait découvert chez ces primates une pratique de « l’escrime au pénis », par exemple, qui peut être comparée à la pratique du frottement entre deux pénis chez les humains, on peut dire que le bonobo serait l’un des mammifères à pratiquer le ventro-ventral (face-à-face) comme l’humain. De plus, pour cette race de singe, les activités sexuelles servent d’apaisement des tensions et des conflits au sein d’un groupe. Elles sont autant sources de plaisir personnel et signes d’affection.

La sexualité : résolution de conflits chez les bonobos

Chez les bonobos, les relations sexuelles sont plus souvent utilisées comme un instrument de résolution des conflits. D’après des études, presque les 3/4 de la sexualité entre les bonobos n’ont pas de fin reproductive mais plutôt sociale. Cette méthode d’accouplement s’appelle le « sexe convivial ». Un membre d’un groupe pratique ainsi des actes sexuels dans le but de plaire à un autre membre ou pour diminuer les tensions sociales, comme, par exemple, un individu subordonné qui pourra avoir recours à des actes sexuels pour apaiser un autre individu plus agressif ou plus fort. Les femelles bonobos hissent en permanence une vulve rose très enflée, visible de très loin et pas seulement en période de fécondité, ce qui affirme que la sexualité chez ces animaux ne se limite pas à la reproduction et les mâles sont toujours les bienvenus.

Les bonobos : pourquoi ces grands singes sont-ils en danger ?

Trafic de viande et déforestation : causes de l’extinction des bonobos

Les primates sont en danger depuis des années et en voie de disparition de la surface du globe du fait des activités expansionnistes des hommes. Pour monopoliser toutes les ressources possibles, ces derniers ne s’empêchent pas de pratiquer de la déforestation et du trafic de viande des grands singes, sans se soucier des conséquences de leurs actes.

Une petite histoire sur les grands singes

Comme toutes les autres espèces de singes, les gorilles sont menacés d’extinction à l’état sauvage. D’après le constat des chercheurs, 700 gorilles des montagnes sont encore vivants dans la République Démocratique du Congo, en Virunga et en Ouganda. Suite aux guerres, aux maladies, à la chasse non contrôlée et à la capture des humains pour le commerce illégal d’animaux de compagnie, les gorilles n’ont pas cessé de réduire en nombre depuis 100 ans. Pour cela, les gorilles des plaines qui vivent dans la République Démocratique du Congo sont moins menacés que ceux des montagnes, même s’ils sont soumis à quelques perturbations. Quant aux gorilles de l’Ouest, existants dans les forêts tropicales du Gabon, de la République Centrafricaine et du Cameroun, les principales causes de leur disparition sont la déforestation et le trafic de viande.

Les bonobos : les causes de leur disparition

Toutes les espèces de grands singes sont menacées d’extinction d’ici 50 ans si aucune action n’est prise pour assurer leur conservation. Voici quelques causes principales de la disparition des bonobos. D’abord, la principale perturbation des populations de gorilles est la déforestation et la destruction de leurs habitats. La déforestation est due à la nécessité des hommes à prélever le bois pour une utilisation industrielle, pour le développement urbain. Elle est également due à l’ouverture du milieu pour une utilisation agricole. La construction des routes provoque une fragmentation du milieu et la destruction des derniers lieux de vie des bonobos, ce qui permet de faciliter l’accès aux braconniers pour le trafic de viande des adultes de ces singes et pour alimenter le commerce illégal des animaux de compagnie, selon le Dr Klaus Toepfer. Par ailleurs, le tourisme met aussi ces animaux en danger. En tant que vecteur de maladies nouvelles, la fréquentation des forets par les touristes sans action directe avec les bonobos provoque l’acclimatation chez l’espèce humaine.

Les mesures à prendre pour protéger les bonobos

La principale mesure prise par WWF, par exemple, est l’amélioration de notre niveau de connaissance sur les bonobos par le biais d’actions de recensement et de suivi des populations. Cet organisme se mobilise pour soutenir sa protection au sein des parcs naturels. Ensuite, la lutte contre le braconnage et contre la déforestation est primordiale. Presque la majorité des nations d’Afrique tropicale possède un cadre législatif portant sur l’exploitation des ressources forestières ou sur la chasse. En Afrique centrale, des programmes de conservation sont développés par le Programme pour l’Environnement des Nations Unies, pour protéger ces animaux en augmentant le nombre des aires protégées. Il y a également des associations et des ONG sur place qui ont décidé de développer des sanctuaires pour les primates et effectuent de temps en temps des campagnes de sensibilisation ayant permis d’impliquer les pays développés et les principaux bailleurs des programmes de conservation des primates.

Comment se passe l’organisation sociale et sexuelle des bonobos ?

Le bonobo, l’espèce de singe le plus évolué

Les bonobos ont un mode de vie plutôt différent de celui de leurs cousins, les chimpanzés. D’abord, dans leurs vies sociales en groupe, c’est la femelle qui fait la loi. Ainsi va de soi sur leur vie sexuelle, étant un pansexuel, la femelle est libre de s’accoupler avec un mâle d’un autre clan pour réduire les conflits.

L’organisation sociale des bonobos

Les bonobos vivent en groupe social de type fission-fusion où une grande communauté d’individus se sépare dans des groupes plus petits appelés parties. Ces groupes de base peuvent comporter un seul individu jusqu’à une vingtaine. Les groupes sont patrilinéaires et le groupe de base est multi mâle et femelle. Entre l’âge de 7 et 9 ans, les femelles quittent le groupe où elles sont nées vers un autre où elles passent beaucoup de temps à essayer d’instaurer des interactions sociales avec les vieilles femelles dominantes. Ainsi, chez les bonobos, les femelles sont plus proches des autres femelles qu’avec les mâles. Elles obtiennent leur rang avec l’âge et en procréant. Ainsi, la femelle adulte peut occuper une position plus centrale en groupe. Ne pouvant dominer par la force, les femelles gèrent les agressivités et les tensions au sein du groupe par une activité sexuelle. De ce fait, les femelles sont prêtes à s’accoupler à tout moment. En outre, les rapports entre bonobos mâles et femelles ne se limitent pas seulement à l’attraction sexuelle. Ces singes s’associent aussi pour d’autres raisons, notamment l’acquisition du rang social.

L’organisation sexuelle des bonobos

Le bonobo est « pansexuel ». La pansexualité signifie méthode d’accouplement convivial ou « sexe convivial ». Chez les bonobos, la relation sexuelle est une sorte de stratégie pour apaiser les conflits au sein du groupe. Les études ont même démontré que trois quart des rapports sexuels entre bonobos n’ont pas de fin reproductive mais plutôt sociale. En groupe, ils sont tous au courant qu’un membre pratique des actes sexuels dans le but de réduire les tensions sociales ou pour plaire à un autre membre. Ainsi, en tant que pansexuel, ils ont une sexualité beaucoup plus originale et libre, avec des rapports sexuels plus fréquents. Par exemple, quand deux communautés de bonobos se rencontrent dans la forêt, les femelles de chaque groupe s’accouplent directement avec des mâles de l’autre tribu.

Autres informations

En général, la société a toujours placé le mâle comme tête de la famille chez les êtres vivants. Chez les bonobos, pourtant, la femelle tient une place importante, en ce sens même que c’est elle qui domine. Donc, la communauté des bonobos est dirigée par une femelle mais cela n’écarte pas le fait que les sociétés des bonobos favorisent l’égalité entre les sexes.En milieu naturel, les mâles et les femelles cherchent la nourriture ensemble mais ce sont les femelles qui décident de la répartition. En outre, c’est une société matrilinéaire. Des liens étroits et forts existent entre la mère et le mâle. Le mâle reste toute sa vie aux côtés de sa mère et ne quittera jamais le groupe où il est né. De plus, la mère peut allaiter son petit jusqu’à ce que celui-ci atteigne 4 ans. Son fils, arrivé à maturité, a habituellement un rang en relation avec celui de sa mère.

Tout savoir sur le bonobo : régime alimentaire, reproduction…

De quoi se nourrissent les bonobos et comment se reproduisent-ils ?

Les bonobos sont des singes très intelligents. Ils sont endémiques de la République Démocratique du Congo (RDC) et connus également sous les appellations chimpanzés pygmées et chimpanzés nains. Souhaitez-vous vous informer sur leur nutrition et leur reproduction ? Cet article vous fournit de nombreuses informations relatives à ces sujets. Ne les ratez pas !

Description du bonobo, son alimentation et sa reproduction

Chimpanzé pygmée et chimpanzé nain, c’est ainsi qu’est qualifié le bonobo qui est un genre de primates de la famille des Hominidés. Familier au chimpanzé commun, il s’en différencie notamment par une organisation sociale ayant recours aux rapports sexuels et à un bouc émissaire comme mode de règlement des problèmes dans le groupe. N’existant que dans la République démocratique du Congo (RDC), l’appellation « bonobo » est issue de l’altération du nom de la ville de Bolobo localisée sur les bords du fleuve Congo où les principaux spécimens furent saisis dans les années 1920. Cette race de singe est en voie de disparition à cause, principalement, du braconnage pour sa chair et de la déforestation. Mais qu’en est-il de l’alimentation et de la reproduction de ces chimpanzés nains ?

L’alimentation des bonobos

A part les plantes, les racines et les produits d’origine animale tels que le miel, les petits mammifères et les poissons, l’alimentation des bonobos est basée à 57 % aux fruits mûrs. Mais il arrive aussi qu’ils mangent des vers et autres invertébrés, ainsi que des insectes, mais occasionnellement. Quarante pourcent (40 %) du temps des bonobos sont consacrés à la recherche de nourriture et à sa consommation. Même si cette race de singe est omnivore, sa nutrition ne comprend pas beaucoup de produits carnés que celle des chimpanzés communs. C’est la raison pour laquelle on catégorise parfois les bonobos dans la classe des animaux frugivores non stricts. En milieu nature, femelles et mâles cherchent ensemble leur nourriture. Néanmoins, ce sont les femelles qui prennent la décision, en ce qui concerne le partage de cette nourriture.

La reproduction des bonobos

Souvent, les femelles et les mâles bonobos arrivent à maturité sexuelle entre 13 et 15 ans. Toute l’année, ils peuvent se reproduire, avec une durée de gestation comprise entre 230 et 240 jours. Chaque femelle met au monde un seul petit à la fois et ce, tous les cinq ans, tout comme les chimpanzés. Le bébé bonobo, à la naissance, a un poids moyen de 1,3 kg. Le rythme des naissances, chez les bonobos, est notamment limité par l’agénésie des femelles durant l’allaitement qui a une durée de 3 à 4 ans. Par ailleurs, leurs relations sexuelles ont lieu généralement en vue de résoudre des conflits, à côté des mécanismes d’autorité. Selon des études, les ¾ des relations sexuelles entre mâles et femelles n’auraient pas de fin reproductive mais plutôt sociale. Aussi, la plupart des bonobos sont pansexuels (du mot grec « pan » qui veut dire « tout » et du nom scientifique de la race « Pan paniscus »). Le « sexe convivial », c’est ainsi que les scientifiques ont baptisé ce mode d’accouplement.