Le petit journal du sanctuaire – Partie 3

Petit Journal n.36 : Août 2007

« Au retour de mon voyage dans la Réserve Naturelle de la Lomako, quelques visiteurs-vacanciers nous attendent à Lola : Louise Casiers de Bruxelles et Élodie Chaveroux, une étudiante. Avec elles, tout le staff de Lola attendra patiemment la naissance du bébé de Tshilomba. Après une fin de gestation inquiétante pour nous, dans la nuit du 19 août, Tshilomba a mis bas. Jean-Claude, son soigneur, l’a trouvée au petit matin dans un hamac… et le bébé dans un autre ! »Pour plus de détails sur la naissance de Moyi ya Lola, le bébé de Tshilomba, lisez le Petit Journal du Sanctuaire n.36 ci-joint.  Vous y découvrirez aussi le récit de la mission de Pierrot, Blaise et Anne-Marie à Lodja, la découverte d’Antoine et l’arrivée de Lomela à Lola ; et pourrez admirer le nouveau véhicule acquis par le Sanctuaire grâce à Act-for-Nature et Jean-Victor Pastor !

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Petit Journal n.35 : Juillet 2007

 » Les petits moments de Lola Il est près de 6 heures, le jour se lève. C’est à nouveau la saison sèche, l’hiver africain. À cette période de l’année, les bonobos dorment plus tard. Aujourd’hui, il fait frais, presque froid. De temps en temps retentit un cri d’alerte. Je reconnais la vocalise : c’est Manono, un des aînés de l’enclos 1. Il vient certainement déjà de la forêt, descendant le tunnel qui mène à l’abri de nuit. Il essaie d’entraîner les autres qui traînent un peu trop à son goût !J’aime Lola à l’aube, quand la brume couvre les étangs, que la rosée tombe goutte à goutte sur le toit de ma maison et sur les feuilles des arbres en petits bruits épars et réguliers. Haut dans le ciel, la lune est encore au rendez-vous, alors que s’estompent lentement les bruits de la nuit… C’est la saison des rhumes aussi ! « Le Petit Journal du Sanctuaire n.35, c’est le réveil des bonobos dans la fraicheur de l’hiver austral à Lola ya bonobo ; la visite d’OKA ; une virée éducative en Equateur en compagnie d’Awely ; Claudine à Basankusu ; et bien plus…

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Petit Journal n.34 : Mai-juin 2007

 » Tshilomba aura-t-elle un bébé? Tshilomba, très grande et jamais bien grosse, attend un bébé pour le mois d’août. Mais la voilà à son tour frappée par la grippe! Elle disparaît des journées entières en forêt, pendant lesquelles nous la cherchons en vain ! De temps en temps, elle fait une très brève apparition, nous tentons de la suivre avec des boissons chaudes et de la nourriture, mais elle échappe à nos traitements ! Je suis une fois de plus aux cent coups ! Quand je la vois finalement revenir, je suis effrayée de son état. Déjà pas bien grosse, elle ressemble maintenant à un squelette ambulant. « Ma Tshi-Tshi ! », comme je l’appelle tendrement. Elle vient se faire dorloter par ses soigneurs, Jean-Claude et Amos, qui jurent d’en faire la femelle bonobo la plus pulpeuse de la terre ! Je ris doucement de leur enthousiasme, en me disant seulement : pourvu qu’elle prenne quand même un peu de poids avant l’arrivée du bébé ! « Lisez le Petit Journal du Sanctuaire n.34 pour découvrir nos aventures de mai et juin 2007 – le retour de la grippe au Sanctuaire ; l’opération de l’hernie de Malou ; la réunion PASA à Kigali et cette du MGVP à Ruhengeri, suivie de la visite de l’orphelinat des gorilles de montages à Kinighi…

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Petit Journal n.33 : Avril 2007

« Nous voilà réellement entrés dans la phase du pré-relâché : Pierrot vient d’établir un nouveau programme éducatif dans la zone d’habitat du bonobo pour préparer les communautés locales à une bonne compréhension de notre projet. Tandis qu’à Lola, il faut impérativement nous préparer à suivre les règles imposées par les experts de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) pour le futur relâché de certains de nos bonobos dans leur habitat naturel.Après la conférence internationale sur l’introduction et la réintroduction des Grands Singes, organisée par PASA aux Pays-Bas en avril 2006, l’ABC se veut de préparer ce relâché selon les règles strictes de l’UICN afin de donner à ce projet pilote toute la crédibilité scientifique qu’il mérite. Comme d’habitude, le mois d’avril est consacré aux contrôles annuels de santé requis par le ministère de l’environnement dans notre contrat de gardiennage. L’occasion est parfaite pour procéder en même temps aux examens recommandés par l’UICN. Les résultats de ces prélèvements permettront de franchir une des étapes scientifiques importantes dans le cadre du relâché. »Le Petit Journal du Sanctuaire n.33 décrit toutes nos aventures lors des soins vétérinaires liés à la préparation du relâcher des bonobos. Vous y découvrirez aussi l’histoire de vers des bébés et le sevrage forcé de Mbano ya lola; et la naissance difficile du bébé de Kalina : Malaïka ya lola.

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Petit Journal n.32 : Mars 2007

« L’arrivée de SAKE : Le 4 mars, Monsieur Onusumba, ancien Ministre de la Défense Nationale, m’appelle de Lodja, ville de la province du Kasaï. Il a trouvé un petit bonobo aux mains des braconniers. Connaissant notre existence, il l’a fait confisquer par les agents du Ministère de l’Environnement et nous annonce qu’il nous le convoiera en avion jusqu’à Kinshasa où il doit se rendre tout prochainement. Nous réunissons les documents nécessaires à son accueil à l’aéroport auprès des ministères concernés et le 6 mars, une toute petite femelle bien sympathique saute dans les bras de sa nouvelle maman de substitution : Henriette.Elle est étonnante, sans peur et très câline. Je fais remarquer à Henriette que nous n’avons jamais eu un petit bonobo aussi « bien dans sa peau » ! Henriette est de mon avis, elle a dû, depuis la mort de sa maman, trouver des humains qui lui ont donné beaucoup d’amour ! »Le Petit Journal du Sanctuaire n.32, c’est aussi: la grippe de retour à Lola; l’installation des container d’EUFOR; les créations artistiques de Maya van Bellinden; le nouveau ministre de l’environnement; et bien plus.

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Petit Journal n.31 : Février 2007

« Vu l’importance du travail dans l’infirmerie, nous avions décidé de recruter un docteur vétérinaire pour assister Crispin et Anne-Marie. Nous avions également décidé de trouver une femme, ce qui est rare chez nous dans la profession. Pierrot l’a finalement dénichée (et c’est le terme exact!) dans la faculté vétérinaire de Butembo dans l’est de la RDC. C’est ainsi que nous ferons venir Clémence à Kinshasa, à près de 2.000 kms de chez elle. »Le Petit Journal du Sanctuaire n.31, c’est aussi le transfert d’Ilebo et Kindu chez les grands ; le « désespoir » de Bolobo ; la visite de Satoshi et Tashiro ; la fermeture (temporaire) de l’enclos 3 ; et Claudine à Paris…

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Petit Journal n.30 : Janvier 2007

« Tout doucement la petite Waola sort de sa béatitude. L’horrible cicatrice de l’amputation de sa main à la machette se referme tout doucement. Anne-Marie, notre infirmière, a su trouver la bonne attitude pour lui redonner en très peu de temps, et malgré le stress lié à des soins intensifs, la confiance perdue envers les humains qui ne l’ont pas ménagée! (C’est le moins qu’on puisse dire!)Hélas, après un parcours de réhabilitation exemplaire, un matin nous la trouvons inconsciente dans son nid de nuit. Anne-Marie me fait remarquer les fourmis, nombreuses autour de l’urine sous sa cage. Coma diabétique! Le fragile équilibre de son métabolisme, probablement trop perturbé par l’importante hémorragie, aura dérapé ce matin là, l’entraînant inexorablement vers la mort, malgré nos soins ! »Le Petit Journal du Sanctuaire n.30, c’est aussi la visite de P’tit Luc et celle de Nancy Abraham ; Bisengo jouant les Casanova dans l’enclos 2 ; l’arrivée de Boyoma…

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Le petit journal du sanctuaire – Partie 2

Petit Journal n.42 : octobre-novembre-décembre 2008

« Peu de soucis du côté des bonobos, si ce n’est une petite vague de rhumes et quelques larves de vers sous la peau, vestige de la saison sèche. Lomela a ses premiers gonflements vulvaires : est-elle plus âgée qu’elle ne paraît ? La malnutrition pendant sa longue captivité a-t-elle entravé à ce point son développement physique ? Elle est vraiment drôle ! Sa fourrure a complètement repoussé bien sûr, mais quelle implantation ! Elle prend souvent en charge, comme une grande sœur, Sandoa, la petite nouvelle.  Le soir, elle regarde avec envie les grands qui rentrent de la forêt. « Elle est prête ! » disent les mamans.  Nous allons l’introduire !  Vite dit, vite fait !  Il faut voir Lomela retrouver avec bonheur ses anciens copains de la nursery déjà tout à fait à l’aise chez les grands : Kikongo, Yolo, Kubulu,  Mwanda et la tendre Tshilenge ! »Le Petit Journal n.42, c’est aussi les diarrhées des bébés ; le décès de la petite Amazone ; Claudine primée par le zoo de Twycross à la Chambre des Lords ; des nouvelles de la Nursery ; le carnet rose de Lola ; et les vœux de Claudine…

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Petit Journal n.41 : juillet-août-septembre 2008

« Tandis que les délégations du monde entier se pavanent sous leur bannière pour la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Pékin, Tatango, notre plus bel athlète bonobo, saute par-dessus les clôtures électriques de son enclos encouragé par les « Olà ! » admiratifs des femelles…. À chacun son public !… Tout est bien qui finit bien ! Maman Yvonne le ramène tout penaud, mais très probablement extrêmement fier de son exploit !  Soit dit en passant, il a « quand même » emprunté une brouette, démoli le chevalet de la paillote éducative, la tirelire, et bu un coup à la buvette pour fêter ça ! « Le Petit Journal n.41 raconte aussi mon voyage à Basankusu : la signature du contrat de collaboration avec le groupement Pôo par lequel ils nous autorisent à réintroduire nos bonobos dans le nouveau site d’EKOLO YA BONOBO dans leur forêt ancestrale et s’engagent à les protéger; la livraison de matériel scolaires pour leurs écoles ; la rencontre avec la petite Amazone ; l’équipe de foot « les bonobos de Basankusu »… Mais aussi la naissance de Nkumu ya Lola, l’arrivée de Sandoa,, le carnet rose de LOLA,  et bien plus…

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Petit Journal n.40 : Avril-mai-juin 2008

« Nous terminons le tournage du documentaire-fiction-long métrage des Films du Rêve le 15 avril. Nous devons fêter ça ! Alain Tixier, le réalisateur, propose une petite fête sous la paillote avec collation et, bien sûr, discours.Je n’arrive pas à réaliser que c’est fini et que la vie va reprendre son cours habituel, à cent à l’heure comme toujours ! (Y a-t-il parfois une journée sans imprévu chez nous?) La seule idée de ne plus avoir à penser tous les matins si j’ai la « bonne tenue vestimentaire » pour d’éventuels raccords ? Si je n’ai pas oublié le bracelet-fétiche du film ? Si de grand matin le miroir ne me renvoie pas trop l’image de celle qui compense dans la nuit le travail de base de Lola ? »Le Petit Journal n.40 raconte aussi la mort de Bolobo ; l’arrivée de nouveaux orphelins : Masisi et Lukuru ; la naissance des bébés de Salonga et de Bandundu; le transfert de Tshilenge, Boyoma et Mwanda chez les grands ; et bien plus…

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Petit Journal n.39 : Janvier-mars 2008

 » L’année commence par un « miracle »…. La poste congolaise n’est certainement pas la plus rapide du monde, mais le courrier peut (parfois!) parvenir jusqu’à nous!!! Ce très gentil mot de Madame Bardot aura mis 7 mois pour nous arriver !!! mais le voici… Pour rappel, la Fondation Brigitte Bardot soutient le sanctuaire depuis plus de 5 ans : Toute la nourriture de nos bonobos est couverte par sa donation. Elle est ainsi l’un de nos principaux bailleurs. Merci Madame Bardot et aussi à toute l’équipe de la FBB pour sa confiance !!!! « Le Petit Journal n.39, c’est aussi et surtout le tournage d’un docu-fiction avec les Films du Rêve, à LOLA YA BONOBO et dans l’Equateur ; le travail d’éducation et de plaidoyer de Claudine – dont une présentation au Sénat en France ; et le petit journal de Marie-Laure, une étudiante éthologue qui accompagne les préparations du relâcher à Basankusu ce trimestre. C’est aussi la saisie de la petite Waka à Basankusu et la mort de notre chère Malou.

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Petit Journal n.38 : Octobre-novembre-décembre 2007

« Nous commençons le trimestre par l’introduction de trois petits de la nursery dans l’enclos 3. En effet, l’arrivée de Lomela et de Katako monopolise deux de nos mamans, alors que Maman Yvonne doit subir une opération chirurgicale. Cette fois, la disponibilité des mamans est primordiale. Lodja, depuis plus de trois ans et demi dans la nursery, est candidate au transfert. Luozi et Yolo, les plus turbulents, mais aussi ses meilleurs copains, l’accompagneront, lui offrant une chance de plus de s’intégrer. »Le Petit Journal n.38, c’est aussi et surtout la recherche du « Grand Lola » dans la région de Basankusu, la vie au jour le jour des populations locales lors des grandes crues annuelles, et les premiers contacts avec le groupement Pô, futurs gardiens des bonobos de Lola lors du relâcher dans leur forêt. C’est aussi l’arrivée d’Eleke à Lola ya bonobo, et la superbe fête de Noel offerte aux enfants du village voisin grâce à votre appui à tous ….

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Petit Journal n.37 : Septembre 2007

« L’arrivée de Régis, vétérinaire français visiteur-vacancier à Lola, qui met « la main à la pâte » permet à Crispin de traiter quelques cas difficiles. Tandis que les visiteuses, comme Nathalie, Marie-Paule et d’autres, cajoleront toute la troupe ! Une bien sympathique équipe féminine si bénévole !Le Beau Vélo : Organisé à l’initiative d’Adrien Joveneau et aidé par la Bracongo, une bonne trentaine de cyclistes belges arborant fièrement leur T-shirts oranges (couleur « carotte » plutôt ! disent en plaisantant les femmes du convoi, car les hommes nous font pédaler devant!) débarquent comme prévu à la fin de la matinée du 10 septembre, pour l’escale « Bonobo », première étape d’un périple de 700 kms autour de notre capitale. »Le Petit Journal n.37, c’est aussi la sortie de mon livre « Tendresse Sauvage » en version allemande ;  la prise en charge de deux nouveaux bonobos orphelins en provenance du Kasai – Lomela et Katako ; et la célébration de la journée mondiale du tourisme…..

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Rapport annuel 2010

Passées les grandes émotions de la
réintroduction des bonobos à Ekolo ya Bonobo,
l’année 2010 a très certainement été pour nous
l’année de la consolidation des acquis de cette
belle aventure. Mais elle nous a aussi réservé
quelques surprises!
Le manque de financement a reporté la deuxième phase de la réintroduction prévue en juin pendant le pic de fructification dans la forêt. Les bonobos, déjà mis en quarantaine depuis le mois de janvier étaient pourtant fin prêts pour le départ: Pour apprendre à partager l’espace avec les traqueurs d’Ekolo, ils ont suivi un long training dans l’enclos 3. Maman Yvonne, Jean-Claude et Lokuli les ont accompagnés chaque jour en forêt.
Mais à toute chose malheur est bon ! Pendant ce temps, à Ekolo ya Bonobo, un nouveau comportement des bonobos réintroduits en 2009 nous fait revoir le projet sous un angle nouveau.
Un an après leur relâcher, ils profitent de la fructification de juin pour partir à l’exploration de leur environnement équatorien, nous étonnant en parcourant parfois 10 ou 15 kms, au point de sortir des frontières de la réserve ! Il ne sera donc plus question d’un deuxième point de relâcher éloigné à Nooke, mais d’un renforcement du premier groupe de bonobos. Il nous faudra toutefois
attendre début 2011 que l’inondation annuelle soit complètement terminée pour poursuivre l’aventure! Cela permet à Suzy et aux pisteurs de se concentrer chaque jour sur les déplacements des bonobos jusqu’à la nidification du soir et de collecter un maximum de données sur leur comportement.
Autour d’Ekolo, les 6 Comités de Développement Villageois (CDV) créés par Mathieu Ndjoni
l’animateur de l’ABC et leurs 23 associations ont reçu du matériel et des formations sur les méthodes améliorées de culture et de pêche. En septembre, à Lola, nous avons repris le tournage du
film « Bonobos » d’Alain Tixier qui sortira finalement en salle au début de l’année prochaine.
Notre travail éducatif a touché plus de 30.000 personnes à Lola ya Bonobo et 10.000 à Ekolo !
Nous sommes fiers aussi de vous dire que de nombreuses publications scientifiques écrites autour de
notre travail ont été publiées.
Pour terminer cette revue 2010 dans les honneurs, le 8 mars, en cette journée internationale de la
Femme, nous avons eu le privilège de recevoir Madame Jane Goodall ! Tout un symbole pour
nous ! À Lola où les femelles bonobos ont tant à dire, n’était-ce pas la meilleure occasion pour
reconnaître leur Pan-différence ?!…
Encore un dernier mot : Merci de votre soutien à tous, il nous donne des ailes!
Claudine André.
Lors de ce nouveau tournant dans la réintroduction, à défaut d’exemples à suivre, cette pensée nous a guidée: « On ne
peut pas prétendre que l’on sait ce qui va arriver dans les années qui viennent; mais on dispose d’hypothèses,
de probabilités pour que ceci ou cela marche ou échoue, grâce à un savoir accumulé et filtré, et à des regards neufs, des
angles différents, en retournant les cartes et en essayant toujours de penser autrement ». Brunet R. (2004)

Le sanctuaire : LOLA YA BONOBO
Les bonobos
Le sanctuaire hébergeait 62 bonobos en fin 2010, 34 mâles et 28 femelles, dont quatre nouveaux orphelins recueillis dans l’année et quatre bébés nés au sanctuaire.
Les nouveaux orphelins
Six nouveaux bonobos ont été recueillis au sanctuaire en 2010, deux femelles et quatre mâles. La petite Mushie, qui avait à peine trois mois, n’a survécu que quelques jours; Selembao (3 ans) est décédé un mois après son arrivée. Les
autres orphelins – Ombwe, Shibombo, Kipolo et Kananga – et ont bien récupéré grâce aux soins attentifs de l’équipe vétérinaire et des mamans de substitution. A leur arrivée, les bonobos reçoivent examens et soins médicaux appropriés et sont gardés en quarantaine, sous l’œil attentif d’une maman de substitution, jusqu’à avoir pleinement récupéré.

Les nouveaux orphelins sont ensuite introduits dans la nursery pour socialiser
avec leurs petits compagnons. Mais leurs mamans de substitution ne sont pas
loin au cas où ils auraient soudain besoin d’un petit câlin ou de protection contre un compagnon de jeu un peu trop turbulent…

Les nouveaux orphelins sont ensuite introduits dans la nursery pour socialiser avec leurs petits compagnons. Mais leurs mamans de substitution ne sont pas  loin au cas où ils auraient soudain besoin d’un petit câlin ou de protection contre un compagnon de jeu un peu trop turbulent…

Clémence, Anne-Marie et les mamans de substitution ont été particulièrement occupées au printemps : Kananga a été recueillie en janvier, mais les cinq autres orphelins ont été reçus sur une période de 7 semaines

en mai et juin ! Avec 11 orphelins à la charge des mamans à la fin de l’année, la nursery était très animée!

En fin d’année, Dr Clémence, notre vétérinaire, nous quittait pour retourner dans sa famille à Butembo, à l’Est du Congo. Les bonobos et ses collègues la regretteront beaucoup !

Les naissances

 Cinq naissances ont été enregistrées au sanctuaire cette année. Le bébé d’Isiro, prématuré, n’a pas survécu, mais quatre nouvelles mamans s’occupent fièrement de leur progéniture, deux femelles et deux mâles.

Les décès

Le sanctuaire a en outre perdu Luozi, un mâle de

7 ans qui était au sanctuaire depuis 2005. De santé fragile, il est décédé fin novembre d’une hernie diaphragmatique.

Le sanctuaire

 

LOLA YA BONOBO, c’est aussi 25 hectares de forêt bordés de deux étangs, où les bonobos juvéniles et adultes peuvent évoluer dans un environnement similaire

à l’habitat d’origine des bonobos. Les bonobos sont organisés en trois groupes, selon leurs affinités. Depuis 2009, l’enclos 3 est réservé à la préparation des bonobos candidats au relâcher.

L’eau joue un rôle essentiel dans l’apprentissage des bonobos à la vie sauvage

Des abris de nuit offrent aux bonobos le confort de nids de paille et de hamacs à l’abri de la pluie ; ils permettent aussi un suivi vétérinaire régulier des bonobos et le nettoyage journalier des enclos de jour : une hygiène rigoureuse est indispensable pour prévenir les épidémies !

 

En début d’année, la clôture de l’enclos 3 a été renforcée et rénovée, un travail de patience qui devra être poursuivi sur les autres enclos en 2011 et 2012. Les premiers enclos de LOLA ont en effet été construits il y a déjà presque dix ans ! En fin d’année, l’ABC achetait 8 hectares de terrain derrière les enclos 2 et 3, en plus des 4 ha ½ achetés en 2009. Ces terrains permettront d’étendre l’enclos 3 (et en particulier de lui adjoindre un point d’eau, essentiel à la bonne préparation des bonobos au relâcher) et de construire un 4e enclos.

Ces achats feront aussi échapper à la tronçonneuse les derniers petits morceaux de forêts adjacents au sanctuaire, en attendant que les arbres repoussent un peu….

En fin d’année, Dr Fanny Mehl notre nouvelle vétérinaire nous appelle à la raison : si nous voulons endiguer les épidémies de grippes et les infections respiratoires si fréquentes à Lola ya bonobo,  il nous faut impérativement un abri de nuit séparé pour les petits de la nursery. (Les petits partagent l‘abri de nuit des grands de l’enclos n°1, et

les risques de contagion entre les groupes sont trop  importants.)  Sans  attendre les plans et devis détaillés des architectes, nous profitons des fêtes de fin d’année pour lancer un appel spécial sur les sites internet français et anglais : tous les dons et parrainages reçus en décembre et janvier serviront à financer la construction de la nursery.  La réponse dépasse nos espérances :  nous avons de quoi lancer les travaux. Ca sera « le projet » de Lola pour 2011.

Après la 1ère phase de relâcher en 2009 (voir Présentation d’EKOLO), à Ekolo ya bonobo l’année 2010 a été une année de consolidation des acquis, de suivi des bonobos et d’approfondissement de nos relations avec les communautés environnantes. En effet, le manque de financement nous a contraints à repousser  d’un an le relâcher   d’un 2ème groupe, initialement prévu pour la mi-2010. Une pause tout compte fait assez bénéfique : l’occasion de souffler un (petit) peu, et de faire mûrir les plans pour la suite…En janvier, Lukaya donnait naissance à un petit mâle, Motema ya Ekolo. C’est la 2e naissance depuis le relâcher. (Mais l’un et l’autre bébés avaient été conçus à Lola ya bonobo.)

Huit bonobos étaient donc à EKOLO YA BONOBO fin 2010, quatre mâles et quatre femelles, dont deux bébés nés à EKOLO.

  • Etumbe, femelle d’environ 25 ans recueillie en 2004 après plus de 15 ans dans un laboratoire de recherche médicale à Kinshasa, et ses petits :
    • Mbano ya Lola (male, 5 ans) et
    • Nsomi ya Ekolo (femelle, 1 an ½)
  • Beni, male, 12 ans
  • Lukaya, femelle, 10 ans et son nouveau bébé,
    • Motema ya Ekolo (male, 1 an)
  • Kubulu, male, 9 ans
  • Lomela, femelle, 8 ansUne douzaine de pisteurs, « éco- guides » et « éco-gardes » (car ils jouent un peu tous ces rôles à tour de rôle selon besoin) suivent les bonobos du matin au soir. En équipes de 3 ou 4 pisteurs, ils arrivent sous les nids des bonobos dès l’aube, afin de ne pas manquer leur départ, et suivent les bonobos à petite distance jusqu’à ce qu’ils décident de s’arrêter pour se construire de nouveaux nids pour la nuit suivante, vers 5 heures du soir. Un travail difficile, car si les bonobos se déplacent allègrement de branche en branche à la cime des arbres, les pisteurs sont souvent dans l’eau jusqu’à la taille dans ces forêts marécageuses typiques de l’habitat du bonobo…

    Au gré des saisons, les bonobos ont découvert leur nouvel habitat à la recherche de fruits ou de pousses préférées. Surtout de fruits : les distances couvertes par les bonobos en juillet et août, saison de pleine fructification, sont étonnantes et ils sont souvent restés trois ou quatre jours de suite autour de certains arbres particulièrement bien garnis, avant de partir dans une nouvelle direction.

    Tracés GPS des déplacements des bonobos. Les deux extrêmes : avril et août 2010

    Lors de leur exploration vers le sud, les bonobos sont même… sortis des limites de la réserve ! Et voilà Suzy, Alphonse et Claudine repartis en négociation avec les voisins des Pôo, le groupement Bayenga …

  • Mobilisation et développement communautaire

    Les bonobos ne sont effectivement qu’une fraction du travail de réintroduction : la plus grande partie, c’est le travail avec les populations locales. En plus des activités de sensibilisation autour de la réserve et dans les villages et les écoles (discutées plus loin), il est essentiel que la réintroduction des bonobos se traduise par des changements visibles dans la vie des communautés locales.

    Après l’accent mis sur les écoles en 2008 et les dispensaires et maternités en 2009, les associations villageoises étaient notre priorité en 2010 : Mathieu Ndjoni, l’animateur de l’ABC, a aidé à mobiliser 23 associations de pêcheurs et de cultivateurs (y compris des associations de mamans cultivatrices), organisées au sein de six Comités de Développement Villageois. En fin d’année, un important

    stock d’outils aratoires, de filets et d’hameçons leur était distribué. En parallèle, des formations sur les méthodes de culture et de pêche améliorées ont été organisées en collaboration avec une organisation locale, la FILDES.

    Parmi les autres appuis réalisés en 2010 :

    ¯ Construction d’un puits dans le village d’Elonda où se trouve notre camp. Equipé d’une pompe à main offerte par l’Union des Français de l’Etranger, c’est la première source d’eau protégée dans les villages autour d’EKOLO.

    ¯ Appuis aux écoles primaires d’Elonda et des Bayenga: chaumes pour le toit, tableaux noirs, manuels scolaires et autres matériels didactiques.

    ¯  Matériels et petit équipement médical pour les dispensaires et maternités locales, reçus du centre hospitalier de l’Université de Duke.

    Plus de 4.000 personnes ont directement bénéficié d’appuis socio-économiques dans le cadre du projet de réintroduction en 2010.

  • Le programme éducatif de l’ABC a touché presque 40.000 personnes en 2010. La plus grande majorité, près de 30.000 jeunes et adultes, ont pu découvrir le bonobo en observant, à LOLA ou à EKOLO YA BONOBO, les bonobos orphelins pris en charge par l’ABC: l’observation directe reste l’approche éducative la plus importante, et la plus efficace, de l’association.

     

    L’éducation à LOLA YA BONOBO

     

    Plus du tiers des personnes touchées en 2010 était des jeunes et des enfants participant au programme éducatif scolaire de l’ABC à Kinshasa : notre guide- éducateur Blaise Mbwaki fait des présentations éducatives dans diverses écoles de la capitale tous les lundis et organise des visites de groupes

    scolaires au sanctuaire les autres jours. Les visites durent en général une demi- journée et associent : des présentations sur le bonobo, son habitat et sa protection ; l’observation directe des bonobos évoluant dans l’environnement naturel du sanctuaire ; la projection de films ou de vidéos adaptés à l’âge des visiteurs ; des jeux éducatifs et des discussions interactives.

    Afin accroître l’impact de ces activités, notre équipe encourage aussi les écoles à créer des « Clubs de Bonté » et leur fournit du matériel pédagogique  en appui à diverses activités environnementales de leur initiative (ces matériels sont parfois aussi utilisés par les profs de science pour illustrer leurs cours). Trente Clubs de Bonté étaient actifs à Kinshasa fin 2010. L’ABC organise régulièrement des « matinées vertes » et autres activités spéciales pour les Clubs de Bonté, par exemple pour la journée mondiale de l’environnement.

  • Outre les groupes scolaires, l’ABC organise aussi des visites pour les fonctionnaires du Ministère de l’Environnement et des services affiliés. En effet, si les jeunes sont les décideurs et potentiels consommateurs de viande de brousse de demain, les fonctionnaires sont responsables de l’application immédiate des lois existantes pour la protection de l’espèce. Pierrot Mbonzo, le Responsable  du  Programme  Educatif  de  l’ABC,  présente  les  bonobos  aux

    fonctionnaires (pour beaucoup, c’est la première fois qu’ils voient un bonobo), et accompagne les visites de discussions sur le trafic de viande de brousse, les lois congolaises sur le commerce et la détention des espèces protégées, dont le bonobo, et sur la responsabilité des différents services du Ministère à faire appliquer ces lois.

    Le sanctuaire reçoit également beaucoup de visites spontanées, surtout les fins de semaine. Le personnel de l’ABC s’organise pour que deux guides soient disponibles pour accompagner les visiteurs et répondre  à toute question. Outre les panneaux éducatifs qui agrémentent le parcours des visiteurs, la paillotte éducative du sanctuaire fournit toute sorte d’informations et de messages didactiques.

  • L’éducation à EKOLO YA BONOBO

     

    Plus du quart des personnes touchées par le programme éducatif en 2010 (soit près de 10.000 personnes) ont bénéficié des activités éducatives du programme de réintroduction, lancé dès 2008 à Basankusu et dans les villages avoisinant EKOLO YA BONOBO. En 2010, l’ABC a recruté deux guides-éducateurs spécialement responsables pour les activités éducatives dans les villages et dans les écoles de Basankusu et des environs. Comme à Kinshasa, ces activités permettent de renforcer le message éducatif de protection des bonobos et de leur habitat, complément important à l’observation directe des bonobos relâchés lorsque les villageois passent près d’EKOLO YA BONOBO en pirogue.

    Afin de maintenir l’impact éducatif de l’observation directe des bonobos alors que les bonobos relâchés s’enfoncent de plus en plus dans la forêt de leur réserve, l’ABC a lancé fin 2010 les démarches d’acquisition d’une assez grande ile sur la rivière Lopori, face à EKOLO, où nous proposons de créer un sanctuaire éducatif. En fin d’année, Friends of Bonobos et l’Université de Duke (Caroline du Nord) organisaient une « Palooza pour les primates » pour collecter les fonds nécessaires à ce projet.

    En plus des sessions éducatives dans les écoles et les villages, l’équipe de l’ABC organise des émissions à la radio locale et des présentations publiques à Basankusu : pour le 8 mars par exemple, le bonobo, grand singe matriarcal et matrilinéaire, se devait d’être à l’honneur à Basankusu ! Le personnel féminin de l’ABC à EKOLO a défilé en grande tenue et profité de l’occasion pour toute une série d’activités éducatives. Depuis deux ans, l’ABC sponsorise aussi l’équipe de football locale, « les bonobos de Basankusu », qui défend les couleurs du district tout en servant d’ambassadeurs pour la protection du bonobo.

  • Visiteurs de marque

     Nombreux sont les personnalités qui nous ont fait l’honneur d’une visite à LOLA YA BONOBO en 2010. Sans pouvoir tous les nommer, nous voulons mentionner tout particulièrement la visite surprise de Jane Goodall, le 8 mars. Cette championne des chimpanzés a observé (et écouté) les bonobos avec beaucoup d’intérêt, notant combien les vocalisations des bonobos sont différentes de celles des chimpanzés !

  • Parmi les autres visiteurs de marque, notons Madame Nancy Abraham, visiteuse régulière en R.D. Congo, et les actrices françaises Sandrine Bonnaire (la voix de Claudine dans le film BONOBOS) et Marie-Christine Barrault.

     

    Visiteurs, chercheurs et média

     Le sanctuaire, c’est aussi l’accueil d’une cinquantaine de visiteurs chaque année, dont une dizaine de chercheurs et des journalistes, permettant de mieux faire connaitre les bonobos un peu partout au monde. En septembre, l’équipe d’Alain Tixier revenait à LOLA YA BONOBO pour trois semaines de tournage supplémentaire pour finir le film « BONOBOS » (sortie en salle en France le 30 mars 2011).

    Les recherches et publications

     L’ABC accueille régulièrement des équipes de chercheurs, primatologues et éthologues, dans les limites de l’éthique scientifique de rigueur. La recherche contribue en effet à une meilleure connaissance du bonobo, un élément important de l’éducation pour la conservation de l’espèce.Parmi les chercheurs et étudiants étrangers, mentionnons tout particulièrement le Prof. Brian Hare et ses étudiants de l’Université de Duke aux Etats-Unis :

    Alexandra Rosati (Alex), Evan Maclean, Victoria Wobber (Tory), Jingzhi Tan (Hippo), et Kara Schroepfer. Mais aussi Zanna Clay de l’Université de St Andrews en Angleterre, et Benjamin Ollomo du CIRMF à Franceville au Gabon.

    Le Sanctuaire accueille aussi des chercheurs et étudiants congolais : deux étudiants des facultés d’agronomie et des lettres et sciences humaines à l’Université de Kinshasa (UNIKIN) ont ainsi préparé leurs mémoires sur la base d’observation et d’études faits au Sanctuaire.

Kipolo : succès d’une intervention chirurgicale

Alors que le postopératoire de l’intervention de la double cataracte de Kipolo n’a présenté aucun problème, voilà qu’il a développé une infection subite de son sac laryngé… changement de programme… son transfert dans l’enclos 3 devait attendre.

Il faut dire que, ayant retrouvé la vue après plus de deux ans de cécité, notre « bien trop grand » de la nursery était devenu vraiment turbulent ! Au point que les Mamans s’impatientaient de voir venir la fin de sa convalescence et avaient déjà demandé son transfert!

« Qu’il aille donc se faire remonter les bretelles par Tshilomba, Isiro et Likasi, l’alliance des grandes femelles de l’enclos 3 et que les mâles, Makali en tête, lui apprennent le règlement d’ordre intérieur chez les bonobos! »

Une telle intervention du sac laryngé n’avait plus été effectuée depuis bien longtemps à Lola. Crispin, coordinateur de Lola jusqu’en 2009, contacté par Pierrot, a accepté avec joie d’en faire la démonstration devant la nouvelle équipe de santé. C’est ainsi que le dernier jour de l’an, tous ensembles ils ont opéré Kipolo, qui a donc recommencé une nouvelle convalescence… au grand dam des Mamans de la nursery, car il était toujours aussi turbulent !

Pré-op : Préparation

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Post-op: Succès

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Nous avons du attendre fin janvier pour effectuer avec succès son transfert définitif à l’enclos 3 ! Quel soulagement pour les Mamans. Elles nous demandent toutefois de bien les informer de son évolution! Turbulent, mais bien aimé ce Kipolo!

Transfert à l’enclos 3, via enclos 1

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Sous la conduite de Maman Henriette, aujourd’hui responsable de l’enclos 3 et l’œil inquiet de sa Maman Micheline, Kipolo s’est intégré à son nouveau groupe avec succès, heureux de retrouver ses anciens copains, Shibombo et Kodoro.

Progrès de Bolomba

Kipolo partie pour se soigner

Suite au départ de Kipolo pour l’enclos 3, les Mamans n’étaient pas les seules à être soulagé de son départ !k

Bolomba (femelle de 9 ans, fortement handicapée d’un bras par la blessure occasionnée par un piège à câble et arrivée à Lola en octobre) ne craint plus de se faire bousculer par le turbulent Kipolo ! Elle progresse de jour en jour : elle a retrouvé l’usage de son épaule, puis de son coude, maintenant elle s’appuie sur sa main fléchie dans le bon sens et commence même à se suspendre en s’aidant de ses deux bras et à transporter des deux mains les fruits et le ballon !! Quel progrès ! De plus avec son amie Lukuru à ses cotés elle a de plus en plus d’assurance.

Bolomba récupère la mobilité de son bras droit.

Aujourd’hui, elle lève son bras plus haut que sa tête! Quel progrès de puis son arrivée en octobre! Bolomba avait eu le bras prit dans un piège à câble en septembre, au fin fond de la forêt de l’Équateur, une opération sauvetage avait été organisée pour la ramener d’un village non loin de Bolomba.

Agée d’une dizaine d’années, si elle continue sa récupération, elle sera introduite dans un enclos des “grands”!!

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Nouvelle orpheline : La confiscation de Boma

Le 5 février, nous recevons « en grande pompe » une petite femelle de 3 ans, convoyée jusqu’à Lola par une délégation BCI/APE ALLIANCE qui était partie procéder à sa saisie à Boma, une ville du Bas-Congo ; délégation accompagnée par toute la famille qui l’avait accueillie pourtant bien illégalement ! Beaucoup trop d’honneur à notre goût pour avoir enfreint la loi congolaise sur la détention des espèces en danger comme le Bonobo !

Comment s’est-elle retrouvée là ? En dehors de l’habitat des Bonobos ! Comme bien souvent, une grande partie de la malheureuse histoire des orphelins que nous faisons saisir officiellement, disparaît dans les nimbes des légendes contées par leur détenteur !

Boma nous est arrivée avec une toux bien grasse et un ventre ballonné causé par une nutrition mal appropriée. Elle est prise en charge par Maman Espérance qui l’accompagnera pour les années à venir à la Nursery. Lors de sa période de quarantaine, nous sommes heureux de constater que son ventre dégonfle presque à vue d’œil, parfait pour cette petite qui raffole des pousses de « beyas », aliment que l’on trouve dans l’habitat naturel des bonobos.

Boma à son arrivée

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Boma un peu plus tard…

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Sa période de quarantaine finie, Boma a rejoint la petite nursery. Les premiers contacts avec les nouveaux camarades se passent bien même si elle ne lâche pas sa maman de substitution… et comme toujours chez les bonobos, l’accueil de cette nouvelle commence avec les « câlins ».m

 

Des Nouvelles de Lukuru, la meilleure amie de tout le monde !

Lukuru, à la nursery depuis son arrivée en 2008 est maintenant une des plus grandes mais elle est loin d’être la plus turbulente, elle a gardé toute sa douceur. Depuis longtemps, c’est elle qu’on choisi pour accueillir les nouveaux orphelins quand on les intègre à la nursery. Elle est confiante et douce et sait bien les rassurer sans trop les brusquer.

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Lukuru et Kipolo… une vraie amitié !

Lors de l’arrivée de Kipolo en Juin 2010 c’est donc Lukuru qui l’a accueilli. Ils sont alors devenu inséparables… en bonne amie, elle est toujours resté à ses cotés et lui à donner beaucoup d’aide quand Kipolo avait perdu la vue. Les Mamans racontes qu’au moment de manger, Lukuru le prenait sous son bras ou par la main et le menait jusqu’aux mamans pour la distribution. Elle à toujours été la pour lui… puis Kipolo c’est fait opéré et à retrouver la vue… devenu libre il est vite devenu la terreur de la nursery et brusquait tout le monde… même Lukuru !!! Mais elle, fidèle à son ami, est resté à ses cotés acceptant sa turbulence et ses « violences » !

Kipolo et Lukuru 2010

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Depuis lors, Kipolo à quitté la Nursery pour l’enclos 3, chez les grands… et qui mieux pour l’accompagner lors du trajet pour arriver à l’enclos 3 pour le rassurer… La petite Lukuru bien sûr !

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Maintenant que Lukuru se retrouve sans son Kipolo elle est devenue très bonne copine avec Bolomba, une des dernières arrivées. Lukuru est l’ami parfaite pour cette jeune femelle qui, bien qu’âgé de 8 ans déjà, a souvent besoin d’être rassuré ! La Lukuru est maître !

Je pense que nous pouvons la remercier de l’aide qu’elle fournit à tout ces nouveau venus… l’intégration à la nursery est tellement plus facile quand on à une copine comme Lukuru !

Une orpheline de plus : NDJILI

Vendredi 1 mars, un coup de téléphone anonyme nous signale la présence d’un bébé Bonobo « mal en point » dans un bar non loin de l’aéroport international de Kinshasa. Sans tarder, Pierrot, Suzy et Blaise partent en repérage. Il s’agit bien d’une petite femelle très enrhumée et fiévreuse. Il faut agir vite ! Elle est exposée aux consommateurs, et renseignements pris, le bar a l’ambition de collectionner d’autres animaux sauvages pour attirer la clientèle !!!

Dès le lendemain, le Secrétaire Général à l’Environnement organise à notre demande sa saisie. Deux inspecteurs se rendent sur place. En arrière garde, Anne-Marie notre infirmière est prête à lui donner les premiers soins. « Ndjili », du nom de l’aéroport, arrive à Lola ya Bonobo à 16h30.

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Avec toutes ces arrivées récentes, toutes nos Mamans de substitution sont occupées ! Saharive, notre lavandière, déjà bien adoptée par les petits de la nursery, nous aidera pour sa quarantaine.

Heureusement, Ndjili a eu la visite de Rocky et Mystique pour la distraire lors de sa quarantaine.

 

Ndjili avec sa maman et Mistique!

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Ndjili et Rocky

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Pierrot Mbonzo – Directeur de Lola

Devant le staff du sanctuaire réuni pour l’habituelle réunion mensuelle d’échange entre le personnel de « Lola ya Bonobo » et la Direction du comité de l’association ABC ; Madame Claudine André, la Présidente Fondatrice, annonce avec un plaisir évident, la nomination de Monsieur Pierrot Mbonzo au poste de Directeur de « Lola ya Bonobo ». Pierrot Mbonzo et Claudine André collaborent depuis plus de 10 ans à « Lola ya bonobo », la continuité sera sans surprise disent-ils lors de la passation de pouvoir ! Maman Claudine a présenté ses bons vœux de réussite à Pierrot, et demandé toute la collaboration du personnel pour mener à bien sa nouvelle position.

Tout le staff ce réunit pour fêter la nouvelle position de Pierrot Mbonzo, Directeur de Lola ya Bonobo.

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Comme d’habitude, soigneur Jean-Claude est la pour mettre l’ambiance… quelques dizaines de secondes plus tard tout le staff est sur ses pieds pour danser !

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Le petit journal du sanctuaire -Partie 1

Cet avant-goût de la vie à LOLA YA BONOBO n’a fait qu’attiser votre faim? Plongez-vous donc dans le Petit Journal du Sanctuaire (renommé « PLANETE BONOBO » début 2009 pour refléter l’expansion de nos activités à EKOLO YA BONOBO, le site du relâcher).  Le Journal documente la vie quotidienne des bonobos et du personnel de l’ABC, nos joies et nos peines, les défis et les succès, et toujours beaucoup de sourires.

Début 2010, nous décidions de discontinuer la publication du Petit Journal et de vous tenir au courant plus régulièrement par le biais de notre blog.  (Voir section Actualités.) Pour un résumé des grands développements de l’année, consultez nos rapports annuels, toujours agrémentés de photos de circonstance, postés ci-dessus.

Les vœux de Claudine

Dans cette lettre de fin d’année, Claudine vous présente les grands développements de l’année 2010 et vous annonce les projets 2011…
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« Si notre année 2009 avait surtout été marquée par l’évènement du retour à la vie sauvage d’un groupe de bonobos de « Lola ya Bonobo » dans la forêt d’« Ekolo ya Bonobo » à Basankusu, l’année 2010 a été l’année de toutes leurs audaces dans la forêt ! Ils sont partis de plus en plus loin à la découverte d’« Ekolo ya bonobo » (« le pays des bonobos » en langue locale), tout en vivant en harmonie avec le bio-rythme  de ce nouvel environnement : La montée des eaux, le pic de fructification, la décrue… donnant ainsi, il faut le dire, de belles frayeurs à Suzy et aux pisteurs ! Mais aujourd’hui, nous pouvons vous l’affirmer : Leur réintroduction est un succès !…. »

PLANÈTE BONOBO n°5 (Petit Journal n.47) – octobre-décembre 2009

Fanny et moi, jouons de malchance ! Nous voilà bien enrhumées et notre rêve d’accompagner Suzy et les traqueurs dans la forêt d’Ekolo s’envole avec nos éternuements ! Nous nous contenterons cette fois d’observer les bonobos depuis la pirogue quand par chance ils viendront à la rivière.

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Suzy et les traqueurs n’ont pas la tâche facile ! La montée annuelle des eaux est presque à son paroxysme. Ils suivent dans l’eau, parfois jusqu’à la taille, des bonobos qui, eux, se  déplacent facilement sur la canopée allant de zone en zone de terres fermes. Nous les retrouvons souvent en fin de journée, quand les bonobos se décident à nicher, trempés jusqu’à la taille ! La hauteur de leurs bottes devient presque un handicap !

La mésaventure de Béni

Soudain, un mardi vers 16h, nous recevons un appel de Suzy : « Beni a une très forte entaille au creux de l’avant-bras. L’hémorragie n’est pas importante, mais la plaie a l’air profonde. Béni a mis son bras droit en écharpe, les autres bonobos viennent lécher la plaie, ils font mouvement vers la plage de Mombengele. »

Planete bonobo n.5 vous présente le travail des traqueurs ou « éco-guides » à EKOLO YA BONOBO, l’appui aux populations locales, l’adaptation des bonobos relâchés… mais aussi la préparation à LOLA YA BONOBO d’un nouveau groupe de bonobos candidats à la réintroduction. Sans oublier les développements à la nursery en cette fin d’année, la saisie de Kinsuka, l’accident de Vanga, la naissance de « Bomengo ya lola » et la fête de Noel du Sanctuaire…

 

PLANÈTE BONOBO n°4 (Petit Journal n.46) – juillet-septembre 2009

Revoilà notre bel athlète en plein entraînement ! Mais cette fois, les évasions sont vraiment fréquentes et fort dérangeantes ! Empêchant les visites du sanctuaire, et particulièrement les visites des écoles de vacances si chères à Pierrot et à Blaise.
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Les évasions de Tatango

Une lutte sans merci s’est engagée entre Pierrot et lui. Dépité, Pierrot n’acceptera jamais la défaite, dit-il « Lui, c’est le singe, tout grand qu’il soit… ! Et moi, l’humain ! Nous irons donc à la victoire ! »Le Planete Bonobo n.4, c’est aussi l’arrivée de deux orphelins Lomako et de Kodoro, la visite de Dominique, l’Assemblée Générale avec les Pôo, Mathieu et les CDV, et bien plus…

PLANÈTE BONOBO n°3 : Journal du Relâcher (juin 2009)


Allo !? C’est Mary ! C’est Brian, c’est Nicole, c’est Christine, Marie, Anne…» « Comment te sens-tu à la veille du grand départ ? Je voulais te souhaiter bonne chance ! Vous dire combien nous sommes avec vous et avec les 9 premiers bonobos candidats au départ, etc., etc ! »

Vous avez été si nombreux, qui par téléphone, qui par courriel se sont inquiétés de nous et montré si solidaires ! Merci à tous !Comment je me sens ? Mais comme doit, sans doute, se sentir un père qui passe le bras de sa fille au bras d’un autre homme qui lui donnera une nouvelle vie. Il se pose certainement mille questions pareilles aux miennes ! Pourront-ils être aussi heureux qu’avec nous … ? Mais aussi : quelle joie de leur donner une nouvelle vie … ! Pour nos bonobos, enfin les rendre à la forêt ! Penser que dans quelques jours, ils découvriront avec nous la forêt de leurs ancêtres ! Des émotions mêlées de bonheur et d’anxiété ! C’est tout simplement ça, mon état d’esprit !

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PLANÈTE BONOBO n°2 (Petit Journal n.44) – avril-mai 2009 

La mort de Leki

Je regarde Semendwa au fond des yeux, ou plutôt, c’est elle qui me regarde au fond de l’âme… Elle tient dans les bras son bébé mort depuis hier. Elle ne le tient plus de la même manière, elle le détache d’elle, lui bouge les bras, le regarde, je sais qu’elle sait qu’il est mort. Hier encore elle le portait contre elle, il haletait, tentait de résister à ce terrible virus qui a déjà emporté trois autres bonobos de Lola  avant lui. Pauvre petit « Leki ya Elikya » !En lisant Planete Bonobo n.2, vous apprendrez aussi  le départ de Crispin, l’arrivée inespérée de nouveaux staff et les derniers préparatifs pour la réintroduction, le sauvetage in extremis d’un Château Margaux, le 10e anniversaire de PASA à Coloumbus (OH) et bien plus…

PLANÈTE BONOBO (Petit Journal n.43 ): janvier-fevrier-mars 2009

Mimia et son bébé

A notre retour de Basankusu, nous retrouvons Mimia dans l’enclos de la nursery en compagnie de tous les plus jeunes. Elle s’est drôlement « arrondie » ! Il faut dire qu’elle a un appétit d’enfer et qu’elle paresse de longues siestes durant en compagnie surtout de la petite Sandoa, très effrontée, qui se permet tout (c’est à dire : n’importe quoi ! ) auprès de Mimia. Tant mieux, me dis-je, en admirant la patience de Mimia avec la petite, elle va peut-être, cette fois, accepter son bébé ! Enfin le 20 janvier en fin de matinée, elle accouche d’un beau petit mâle… qu’elle laisse obstinément traîner sur le sol, malgré ses appels et mes suppliques ! Une tentative de le faire adopter par Bandundu, puis par Kalina, ne fera qu’affaiblir le tout petit. Nous le retirons de l’enclos, ne pouvant nous résoudre à l’abandonner à son triste sort. À partir de ce moment-là, celui que je redoute tant : « l’ange noir » va recommencer à assombrir le ciel de notre paradis.Ce trimestre a été difficile, la grippe nous ravissant plusieurs bonobos en mars. Pour finir sur une note plus gaie, découvrez en fin de journal des nouvelles de la Nursery préparées par notre grande amie Christine d’Hauthuille (Titi O pour ses amis) lors de sa visite à LOLA en janvier.

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